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10 juin 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) accusent les rebelles du M23 d’avoir procédé à l’arrestation de dix civils dans la localité de Kisiguru, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. L’armée congolaise estime que ces interpellations constituent une atteinte aux droits des populations civiles et appelle au respect du droit international humanitaire.

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs zones du Nord-Kivu. Ce mercredi 3 juin, les FARDC ont dénoncé l’arrestation de dix civils dans la localité de Kisiguru, située dans le territoire de Rutshuru, une région marquée depuis plusieurs années par les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales.

Dans un communiqué, l’armée congolaise attribue ces arrestations aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), présents dans certaines zones de la province. Les FARDC considèrent cet acte comme une violation des règles internationales protégeant les populations civiles en période de conflit.

« Cet acte constitue une violation des dispositions du droit international humanitaire relatives à la protection des populations civiles », ont affirmé les FARDC dans leur communication officielle.

L’armée congolaise a exprimé sa vive préoccupation face à cette situation, soulignant que les civils continuent de payer un lourd tribut aux conséquences du conflit qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo. Les autorités militaires rappellent que les populations non combattantes doivent être protégées quelles que soient les circonstances.

Cette nouvelle dénonciation intervient dans un contexte où les tensions restent fortes dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Malgré les initiatives diplomatiques régionales et internationales visant à favoriser une désescalade, les incidents sécuritaires continuent d’être signalés dans certaines zones affectées par les violences armées.

Au-delà des affrontements militaires, les organisations humanitaires alertent régulièrement sur les conséquences du conflit pour les populations civiles. Déplacements forcés, restrictions de circulation, difficultés d’accès aux services sociaux de base et insécurité persistante figurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontés les habitants de plusieurs localités de la province.

Face à cette situation, les FARDC ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur mission de protection des populations et de défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Elles appellent également toutes les parties impliquées dans le conflit à respecter les principes du droit international humanitaire et à garantir la sécurité des civils.

Pour l’heure, aucune réaction officielle du M23 concernant ces accusations n’avait été rendue publique. Les circonstances exactes de ces interpellations ainsi que la situation des personnes concernées n’étaient pas encore connues au moment de la rédaction de cet article.

Alors que les efforts se poursuivent pour restaurer la paix dans l’Est du pays, cette affaire rappelle une nouvelle fois la vulnérabilité des populations civiles prises au piège des conflits armés. Les appels au respect des droits humains et à la protection des communautés affectées demeurent plus que jamais au cœur des préoccupations des acteurs nationaux et internationaux engagés dans la recherche d’une solution durable à la crise.

Par : Delphin ANECO

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