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10 juin 2026
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À la veille de la journée ville morte appelée par une partie de l’opposition, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a averti les agents et fonctionnaires de l’État contre toute absence non justifiée. Le gouvernement insiste sur la continuité des services publics et appelle les agents à se présenter normalement à leurs postes de travail.

La tension politique monte à quelques heures de la journée ville morte annoncée pour ce mercredi 3 juin dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo. Alors que l’opposition multiplie les appels à la mobilisation contre toute initiative de révision de la Constitution, le gouvernement affiche sa fermeté et entend garantir le fonctionnement normal des services publics.

Dans cette perspective, le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’administration et Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau, a adressé un message clair aux agents et fonctionnaires de l’État. Il les invite à respecter leurs obligations professionnelles et à assurer normalement leurs prestations durant cette journée.

Selon les autorités gouvernementales, les administrations publiques doivent poursuivre leurs activités sans interruption malgré les appels à la mobilisation lancés par certaines plateformes politiques de l’opposition. L’exécutif considère que la continuité du service public demeure une exigence essentielle au bon fonctionnement de l’État.

Cette mise en garde intervient dans un contexte marqué par un débat politique de plus en plus intense autour des questions institutionnelles. Depuis plusieurs semaines, des partis et regroupements de l’opposition dénoncent toute perspective de réforme constitutionnelle et appellent la population à exprimer son désaccord à travers des actions citoyennes, dont la journée ville morte du 3 juin.

Face à cette mobilisation annoncée, le gouvernement adopte une position de fermeté. Jean-Pierre Lihau rappelle que les agents publics sont soumis à des obligations professionnelles définies par les textes régissant la Fonction publique. Toute absence non justifiée pourrait ainsi être considérée comme un manquement aux devoirs de service.

Au-delà de l’aspect administratif, cette situation illustre le climat politique qui prévaut actuellement dans le pays. D’un côté, l’opposition présente la ville morte comme un moyen pacifique d’expression démocratique. De l’autre, les autorités insistent sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et le fonctionnement régulier des services destinés à la population.

Dans plusieurs villes, les regards sont désormais tournés vers le niveau de suivi de cet appel. Les acteurs économiques, les administrations publiques et les citoyens attendent de voir quel impact cette mobilisation pourrait avoir sur les activités quotidiennes.

Pour les observateurs, cet épisode reflète les tensions qui accompagnent les débats autour de l’avenir institutionnel de la RDC. Il met également en lumière le défi permanent consistant à concilier liberté d’expression, revendications politiques et continuité des services publics.

À quelques heures de l’échéance, les positions restent tranchées entre les différents acteurs. Tandis que l’opposition appelle à une forte mobilisation citoyenne, le gouvernement réaffirme sa détermination à maintenir le fonctionnement normal de l’administration. La journée du 3 juin s’annonce ainsi comme un nouveau test politique dans un contexte national particulièrement sensible.

Par : Abdoul ULAFIA

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