
Des habitants du quartier Bankoko, dans la commune de Mbunya à Bunia, dénoncent la poursuite des inhumations à proximité immédiate des habitations au cimetière de Mbiyo. Ils craignent des conséquences sur la santé publique et appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour résoudre la situation.
Une vive préoccupation s’installe au sein de la population de la commune de Mbunya, à Bunia, où plusieurs habitants du quartier Bankoko s’inquiètent de la multiplication des enterrements effectués à proximité des zones d’habitation.
Au centre des inquiétudes figure le cimetière de Mbiyo, un site dont la capacité d’accueil semble aujourd’hui atteindre ses limites. Selon les riverains, le manque d’espace disponible aurait conduit à l’utilisation de parcelles situées de plus en plus près des résidences, une situation qu’ils jugent préoccupante tant sur le plan sanitaire que social.
Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 31 mai 2026, les habitants ont exprimé leur désaccord face à cette pratique. Ils estiment que l’inhumation de corps à proximité immédiate des habitations pourrait présenter des risques pour la santé publique, notamment en raison de la proximité avec les zones de vie des familles.
Plusieurs riverains évoquent également la possibilité d’une contamination des nappes phréatiques ainsi que d’autres conséquences environnementales qui mériteraient, selon eux, une attention particulière de la part des autorités compétentes.
Au-delà des questions sanitaires, les habitants soulignent aussi un problème lié à l’aménagement urbain. Ils considèrent que les espaces réservés aux sépultures devraient respecter des normes permettant de préserver à la fois la dignité des défunts et le bien-être des communautés vivant à proximité.
Les protestataires demandent ainsi l’arrêt des inhumations dans les zones contestées et réclament des éclaircissements sur les circonstances ayant conduit à la réduction de l’espace disponible au cimetière de Mbiyo. Ils sollicitent également l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités éventuelles dans la gestion du site.
« La vie et la dignité de la population ne sont pas à vendre », affirment les habitants dans leur déclaration, appelant les autorités à agir rapidement pour prévenir toute aggravation de la situation.
Parmi les revendications formulées figure également la création ou la délimitation d’un nouveau site d’inhumation répondant aux normes sanitaires et urbanistiques en vigueur. Pour les riverains, cette solution permettrait de réduire les tensions tout en garantissant une gestion plus durable des espaces funéraires de la ville.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités concernées n’avait été enregistrée au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, cette question suscite déjà de nombreux débats au sein de la population de Bunia, où les enjeux liés à l’urbanisation et à la gestion des infrastructures publiques deviennent de plus en plus importants.
En attendant une éventuelle réponse des autorités, les habitants de Bankoko disent rester mobilisés afin de faire entendre leurs préoccupations. Ils espèrent que des mesures concrètes seront prises pour préserver la santé publique tout en assurant le respect dû aux défunts et à leurs familles.
Delphin ANECO
