google-site-verification=khJV8gYQX3pqPdrOCccGsiqbSm3rRvgPUgZCBwmNYQI

6 mai 2026
904496
904496

La situation des prix du carburant dans la ville de Kisangani continue de susciter des tensions. Lors d’une plénière tenue ce mardi 5 mai à l’Assemblée provinciale de la Tshopo, un député provincial a dénoncé une hausse jugée excessive des prix pratiqués par certains opérateurs pétroliers, qu’il estime largement supérieure aux standards observés en Afrique subsaharienne.

Du haut de l’hémicycle, le député provincial Senold Tandia Akomboyo a dénoncé ce qu’il qualifie de pratiques de profits illicites dans le secteur pétrolier dans la province de la Tshopo.

Selon lui, l’augmentation des prix du carburant appliquée à Kisangani serait disproportionnée, atteignant près de 50%, alors que la moyenne d’accroissement observée en Afrique subsaharienne est évaluée autour de 15%. Une différence qu’il juge injustifiable dans le contexte économique actuel.

L’élu a également rappelé que, conformément à la loi relative à la liberté des prix et à la concurrence, les prix des carburants sont encadrés par le pouvoir public. Il a cité l’article 8 de ce texte, qui précise que la fixation des prix dans ce secteur ne relève pas uniquement du mécanisme de l’offre et de la demande, mais doit être régulée par l’État.

Face à cette situation, le député provincial a appelé le ministère de l’Économie, ses services techniques ainsi que les opérateurs pétroliers à appliquer strictement la nouvelle structure des prix en vigueur dans la zone Est du pays. Celle-ci aurait été définie à la suite de consultations impliquant notamment les représentants de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) Est-RDC.

Cette interpellation intervient dans un contexte de tensions sur le pouvoir d’achat, où le coût du carburant influence directement les prix du transport et de plusieurs biens de consommation dans la province.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.