
Une inspection menée à la Cité Paradis par le président intérimaire du conseil d’administration du FRIVAO met en lumière des montants controversés liés à l’acquisition d’un terrain destiné à la construction d’un hôpital.
Une polémique financière éclate autour du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO), à Kisangani. En cause, les conditions d’acquisition d’un terrain destiné à la construction d’un hôpital moderne dans la Cité Paradis.
Le président intérimaire du conseil d’administration du FRIVAO, Dismas Kitenge Senga, a effectué une mission d’inspection sur le site ce mardi 14 avril 2026. Cette descente visait à évaluer l’état du terrain retenu pour ce projet d’infrastructure sanitaire annoncé pour la ville.
Cependant, des documents comptables consultés lors de cette mission feraient apparaître un décalage jugé préoccupant dans les montants engagés. Selon ces éléments, au moins 250.000 dollars américains auraient été décaissés pour l’acquisition d’une parcelle périphérique estimée à environ dix vides.
Dans le même dossier, une commission évaluée à près de 19 millions de dollars américains aurait été prévue dans le cadre du marché, une situation qui alimente des soupçons de surfacturation et d’irrégularités dans la procédure d’acquisition.
Face à ces informations, Dismas Kitenge Senga a annoncé la transmission d’un rapport à l’autorité de tutelle ainsi qu’au conseil d’administration du FRIVAO afin d’éclairer l’opinion sur les circonstances de cette opération.
Il a également plaidé pour l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’établir les responsabilités. À cet effet, il a évoqué la possibilité de saisir le Procureur général près la Cour d’appel de Kisangani pour diligenter des investigations sur ce dossier.
Cette affaire intervient dans un contexte où le FRIVAO, chargé d’indemniser les victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo, gère des fonds importants destinés à des projets sociaux, notamment dans les domaines de la santé et des infrastructures.
Le projet d’hôpital moderne prévu à la Cité Paradis devait contribuer à améliorer l’accès aux soins pour les populations locales. Toutefois, les montants évoqués dans l’acquisition du terrain suscitent des interrogations sur la transparence dans la gestion des ressources allouées.
En attendant d’éventuelles suites administratives ou judiciaires, cette situation continue d’alimenter les réactions à Kisangani, où plusieurs observateurs appellent à une clarification rapide pour garantir la crédibilité du processus et la bonne utilisation des fonds destinés aux victimes.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS