Tshangu : Ensemble pour la République parle d’intolérance politique après une attaque nocturne

La coordination provinciale du parti Ensemble pour la République a dénoncé, lundi 23 février 2026, des actes de vandalisme visant son siège de la fédération de la Tshangu, situé dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa.
Selon Mike Mukebayi Nkoso, coordonnateur provincial du parti, les faits se seraient produits dans la nuit de samedi à dimanche. Il affirme que des individus présentés comme membres de la Force du progrès, structure proche de l’Union pour la démocratie et le progrès social, seraient impliqués dans ces actes.
D’après ce cadre d’Ensemble pour la République, une banderole à l’effigie de Moïse Katumbi, installée devant le siège du parti, aurait suscité la colère de certains jeunes, conduisant à une opération nocturne au cours de laquelle la devanture du bâtiment aurait été vandalisée.
Mike Mukebayi Nkoso a dénoncé ce qu’il qualifie d’actes d’intolérance politique visant l’opposition. Il a notamment déploré ce qu’il considère comme une passivité des forces de l’ordre présentes dans la zone au moment des faits. Dans sa déclaration devant la presse, il a également interpellé le Président de la République ainsi que la communauté internationale, estimant que ces incidents traduisent un climat préoccupant pour l’expression politique dans la capitale.
Le parti annonce son intention d’entreprendre une tournée auprès de certaines chancelleries et organisations internationales œuvrant dans le domaine des droits humains afin d’alerter sur ce qu’il décrit comme une montée de l’intolérance politique.
En réaction, Gustave Lutumba, cadre de l’UDPS, rejette ces accusations. Il affirme que les auteurs des actes de vandalisme ne seraient pas membres de la Force du progrès et estime que l’opposition chercherait à exploiter ces incidents pour accentuer la tension politique en vue d’éventuelles discussions nationales.
Cet épisode intervient dans un contexte politique marqué par des crispations entre majorité et opposition, alors que plusieurs acteurs appellent à un climat apaisé pour préserver la stabilité institutionnelle.
Abdoul ULAFIA

