
Les récentes déclarations du pasteur Célestin Ngongo continuent d’alimenter les débats au sein de certaines communautés chrétiennes de Kisangani. Plusieurs observateurs religieux appellent toutefois à la retenue et au respect des engagements de réconciliation conclus entre les responsables de deux grandes structures ecclésiastiques de la ville.
Quelques jours après sa démission de la communauté Viens et Vois – Nouvelle Vague de l’Évangile, le pasteur Célestin Ngongo se retrouve au centre de nouvelles réactions au sein de l’opinion religieuse locale. Ses récentes déclarations lors d’un point de presse organisé à Kisangani ont suscité diverses interprétations parmi les fidèles et les observateurs des questions ecclésiastiques.
Pour plusieurs analystes interrogés sur la situation, certains propos tenus lors de cette sortie médiatique donnent l’impression d’un retour sur un différend qui avait autrefois opposé le Centre Viens et Vois – Nouvelle Vague de l’Évangile, dirigé par Bishop Félix Ponyo, au Ministère de l’Évangile pour Tous de l’archevêque Léonard Matebwe Lambalamba.
Selon les mêmes sources, ce contentieux, qui remonte à plusieurs années, avait pourtant trouvé son épilogue à la suite d’un processus de réconciliation mené entre les responsables des deux communautés. Les observateurs rappellent notamment qu’une rencontre organisée à Kinshasa en février 2020 avait permis de mettre fin aux tensions qui avaient marqué les relations entre les deux structures religieuses.
Depuis lors, soulignent-ils, les deux communautés poursuivent leurs activités respectives sans affrontement public ni revendication mutuelle. Pour cette raison, plusieurs voix estiment qu’il est important de préserver les acquis de cette réconciliation et d’éviter toute situation susceptible de raviver d’anciennes divisions.
« Un conflit enterré par ses acteurs ne devrait pas être réveillé par ceux qui n’en ont pas été les principaux protagonistes », a déclaré un observateur des questions religieuses, plaidant pour une approche axée sur l’apaisement et le dialogue.
Au sein de certaines églises locales, des fidèles rappellent également que la mission première des responsables spirituels demeure la promotion de la paix, de l’unité et de la fraternité entre croyants. Ils considèrent que les débats actuels devraient être menés avec prudence afin de ne pas fragiliser la cohésion au sein de la communauté chrétienne.
D’autres observateurs estiment par ailleurs qu’aucun élément récent ne permet d’affirmer l’existence d’un différend entre Bishop Félix Ponyo et l’archevêque Léonard Matebwe Lambalamba. Selon eux, les deux responsables religieux ont privilégié depuis plusieurs années une coexistence pacifique conforme aux engagements pris lors de leur rapprochement.
Dans ce contexte, plusieurs acteurs religieux de Kisangani invitent les fidèles à faire preuve de retenue et à privilégier les valeurs de dialogue et de respect mutuel. Ils estiment que les défis actuels de l’Église nécessitent davantage de cohésion que de divisions.
Alors que les réactions se poursuivent autour de cette affaire, de nombreuses voix continuent d’appeler à la préservation de la paix entre les communautés chrétiennes, considérée comme un élément essentiel pour la stabilité et le témoignage de l’Église dans la province de la Tshopo.
Par : Gérard MULENDE OMAR
