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8 juillet 2026
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Opposé à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo, Prince Epenge a réaffirmé que le texte fondamental de 2006 demeure pleinement opérationnel. Intervenant lors d’un échange en ligne, le cadre de la coalition C64 a estimé que les difficultés de gouvernance du pays relèvent davantage de l’action des dirigeants que des dispositions constitutionnelles.

Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. Mardi 7 juillet 2026, Prince Epenge, figure de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), a fermement rejeté les arguments avancés en faveur d’un changement de la loi fondamentale, estimant que celle-ci ne constitue pas un obstacle au développement du pays.

Invité d’un Space organisé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala sur le réseau social X, le responsable politique a confronté les positions défendues par Christian Lumu, cadre de l’UDPS, au sujet de la réforme constitutionnelle. Selon lui, les partisans de cette initiative n’ont toujours pas démontré en quoi la Constitution actuelle empêcherait les autorités de répondre aux attentes de la population.

« La Constitution congolaise est opérationnelle, elle est fonctionnelle. Le problème, c’est l’homme », a déclaré Prince Epenge, résumant ainsi sa position sur la gouvernance du pays.

Pour le membre de la C64, une Constitution a pour vocation d’organiser l’accès au pouvoir, son exercice ainsi que sa transmission, et non de servir des intérêts politiques ou personnels. Il a également mis au défi les défenseurs de la révision constitutionnelle de citer des dispositions précises qui empêcheraient le gouvernement d’améliorer les conditions de vie des Congolais.

« Qu’il me donne cinq articles qui empêchent Félix Tshisekedi de donner de l’eau aux Congolais, de fournir de l’électricité, d’accorder des bourses aux étudiants ou encore de déclarer la guerre », a-t-il lancé au cours des échanges.

Prince Epenge est également revenu sur les déclarations du président Félix Tshisekedi concernant la possibilité de déclarer la guerre en cas d’agression. Il a estimé que cet exemple démontre que les procédures prévues par la Constitution ne constituent pas un frein à l’action de l’État, contrairement à ce qu’affirment certains responsables politiques.

Le cadre de la coalition C64 a par ailleurs insisté sur le caractère historique de la Constitution de 2006, issue des accords de Sun City et adoptée par référendum. À ses yeux, ce texte représente un compromis national destiné à consolider la paix et la stabilité institutionnelle après plusieurs années de conflit.

Abordant l’article 220, qui protège notamment la forme républicaine de l’État et limite les possibilités de révision sur certaines matières, Prince Epenge a averti contre toute tentative de modification qu’il juge susceptible d’affaiblir les acquis démocratiques. Il estime que toute réforme inspirée par des considérations politiques pourrait créer une instabilité institutionnelle durable.

Selon lui, la véritable priorité devrait être le respect des dispositions existantes plutôt que l’ouverture d’un nouveau chantier constitutionnel. Il a également dénoncé des pratiques de gouvernance qu’il considère comme responsables des difficultés actuelles, affirmant qu’elles ne trouvent aucun fondement dans la Constitution.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle alimentent les échanges entre la majorité au pouvoir et plusieurs forces de l’opposition. Alors que les avis restent profondément divergents, la question continue d’occuper une place centrale dans le débat politique congolais, sur fond d’enjeux institutionnels et sécuritaires.

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