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13 mai 2026
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Le président de l’ECiDé, Martin Fayulu, a vivement critiqué la proposition de loi sur le référendum portée par le député national Paul-Gaspard Ngondankoy, estimant qu’elle représente une menace pour les dispositions protégées de la Constitution congolaise.

S’exprimant devant la presse ce vendredi 8 mai 2026 à Kinshasa, l’opposant politique a accusé les initiateurs de ce texte de vouloir ouvrir la voie à une remise en cause des principes constitutionnels jugés intangibles, notamment ceux liés à l’alternance démocratique et à la limitation du pouvoir.

Selon Martin Fayulu, certaines dispositions prévues dans cette proposition de loi créeraient des mécanismes susceptibles de contourner les garde-fous établis par la Constitution de la République démocratique du Congo.

Le leader de l’ECiDé affirme notamment que le recours à la notion de « dysfonctionnement majeur » pourrait servir de justification pour modifier des articles pourtant déclarés irrévisables par la Constitution.

« Aucune majorité, aucun consensus, aucun référendum ne peut rendre légal ce que la Constitution interdit », a soutenu Martin Fayulu, estimant que les clauses protégées constituent une garantie essentielle pour la stabilité institutionnelle du pays.

L’opposant considère également que cette initiative pourrait fragiliser les principes démocratiques et ouvrir la voie à des dérives institutionnelles dans le futur.Cette prise de position intervient alors que le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise.

De son côté, le député national Paul-Gaspard Ngondankoy, auteur de la proposition de loi, rejette les accusations visant son texte. Il soutient que son initiative poursuit un objectif purement juridique et vise à moderniser le cadre légal relatif à l’organisation des référendums en RDC.

Le sujet intervient dans un contexte marqué par les déclarations récentes du président Félix Tshisekedi sur la possibilité d’une réforme constitutionnelle, à condition qu’elle soit validée par voie référendaire.

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