RDC : le Groupe de contact international s’inquiète de la dégradation sécuritaire dans l’Est

Plusieurs partenaires internationaux ont exprimé leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, appelant les parties en conflit à respecter leurs engagements et à privilégier la voie du dialogue.
Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs a exprimé, jeudi 5 mars, sa vive inquiétude face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration commune, ce groupe composé notamment des États-Unis, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse, du Royaume-Uni ainsi que de l’Union européenne, déplore la multiplication des violations du cessez-le-feu pourtant convenu dans plusieurs initiatives diplomatiques récentes.
Les partenaires internationaux évoquent notamment l’utilisation de drones dans certaines opérations militaires, une évolution jugée préoccupante en raison des risques qu’elle fait peser sur les populations civiles. Ils exhortent les différentes parties à mettre fin aux hostilités et à revenir à la table des négociations, rappelant que la crise ne peut trouver d’issue durable par une solution strictement militaire.
Le groupe insiste également sur la nécessité de respecter les engagements pris dans le cadre des mécanismes régionaux de paix ainsi que les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à la situation dans l’Est de la RDC. Le respect de l’intégrité territoriale du pays demeure, selon cette déclaration, un principe fondamental pour toute démarche de stabilisation.
Dans le même esprit, les partenaires internationaux ont salué plusieurs initiatives diplomatiques en cours, notamment les efforts de médiation conduits au niveau régional et les démarches visant à renforcer les mécanismes de surveillance du cessez-le-feu.
Le communiqué souligne par ailleurs l’importance de garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave aux populations affectées par le conflit. Les auteurs de la déclaration appellent également à éviter toute rhétorique susceptible d’attiser les tensions communautaires ou de fragiliser davantage la cohésion sociale.
Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter de contenir la crise, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure l’un des principaux défis régionaux, avec des conséquences humanitaires toujours préoccupantes pour les populations civiles.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
