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2 juin 2026
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L’Assemblée nationale a adopté mercredi 27 mai 2026 la proposition de loi organique sur l’organisation du référendum en RDC, une décision saluée par le président du RSD, Dr Ivan Ilunga Ngindu, malgré les critiques de l’opposition.

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté, mercredi 27 mai 2026, la proposition de loi organique fixant les conditions d’organisation du référendum.

Porté par le député national Paul-Gaspard Ngondankoy, le texte a été adopté au cours d’une séance plénière marquée par de fortes tensions politiques et le retrait de plusieurs députés de l’opposition.

Cette adoption relance le débat autour du référendum et d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, un sujet qui continue de diviser la classe politique.

Selon les initiateurs du texte, cette loi vise notamment à moderniser le cadre juridique du référendum, encore basé sur des dispositions datant de la période de transition de 2005.

Au sein de l’opposition, plusieurs élus, notamment ceux du groupe parlementaire « Ensemble pour la République », ont boycotté la plénière, dénonçant ce qu’ils qualifient de passage en force de la majorité présidentielle.

Certains opposants craignent également que cette initiative puisse ouvrir la voie à une révision de certains articles sensibles de la Constitution, notamment ceux liés au mandat présidentiel.

Malgré ces réserves, la majorité parlementaire a poursuivi l’examen du texte jusqu’à son adoption.

Réagissant à cette décision, le président national du Rassemblement pour la Souveraineté et le Développement (RSD), Dr Ivan Ilunga Ngindu, a salué un acte qu’il considère comme « courageux » de la part des députés nationaux.

Pour le leader du RSD, cette loi représente un mécanisme démocratique permettant au peuple congolais de se prononcer directement sur des questions majeures concernant l’avenir du pays.

« Refuser cette loi, c’est préparer l’instauration d’une dictature constitutionnelle où la voix du peuple serait reléguée au second plan », a déclaré Ivan Ilunga.

Le responsable politique a également appelé l’opposition à faire preuve de maturité politique après l’annonce d’une journée « ville morte » prévue le 3 juin prochain par certaines forces politiques regroupées au sein du C64.

Depuis plusieurs semaines, le débat autour du référendum suscite de nombreuses réactions dans l’opinion publique congolaise.

Alors que les partisans du texte y voient un renforcement des mécanismes démocratiques et de la participation citoyenne, ses détracteurs redoutent une révision controversée de la Constitution dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’Est du pays.

Doly MUNTU

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