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1 juin 2026
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De violents affrontements opposent depuis plusieurs jours les combattants Wazalendo, appuyés par les FARDC, à la coalition AFC/M23-RDF dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu. L’évolution des combats vers la cité minière de Rubaya alimente les inquiétudes des populations civiles, déjà confrontées à une situation humanitaire fragile.

La tension reste vive dans plusieurs localités du Nord-Kivu où les combats entre les forces progouvernementales et la coalition AFC/M23-RDF continuent de s’intensifier. Selon des sources locales, les affrontements enregistrés ces derniers jours dans les territoires de Masisi et Walikale témoignent d’une nouvelle phase du conflit, marquée par une extension progressive des zones de confrontation.

À Bahimba, en territoire de Masisi, les échanges de tirs auraient gagné en intensité alors que les combattants Wazalendo, soutenus par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), poursuivraient leur progression vers Rubaya. Cette cité minière est considérée comme l’un des principaux enjeux stratégiques de la région en raison de son importante activité d’exploitation des ressources naturelles.

Parallèlement, de nouveaux affrontements ont été signalés à Kibati, dans le groupement Luberike, en territoire de Walikale. Dans cette zone également, les différents protagonistes chercheraient à consolider leurs positions et à contrôler des points jugés stratégiques pour la poursuite des opérations militaires.

L’évolution de la situation confirme un élargissement du front dans plusieurs secteurs du Nord-Kivu. Les observateurs notent que les combats se concentrent principalement autour des axes routiers et des zones minières, dont le contrôle peut offrir des avantages logistiques et économiques importants aux belligérants.

Pour les populations civiles, cette nouvelle escalade suscite de vives inquiétudes. Dans plusieurs localités, les habitants craignent une aggravation de l’insécurité et d’éventuels déplacements massifs de populations si les affrontements continuent de se rapprocher des centres habités.

La région de Masisi et une partie de Walikale figurent parmi les zones les plus affectées par les conflits armés dans l’est de la RDC. Depuis plusieurs années, les affrontements entre groupes armés et forces régulières ont provoqué d’importantes crises humanitaires, caractérisées par des déplacements répétés, des pertes en vies humaines et des difficultés d’accès aux services de base.

Alors que les combats se poursuivent, les organisations humanitaires et les acteurs de la société civile appellent à la protection des populations civiles conformément au droit international humanitaire. Ils insistent également sur la nécessité de garantir l’accès de l’aide aux communautés affectées.

En attendant une éventuelle évolution de la situation sur le terrain, l’incertitude demeure dans plusieurs localités du Nord-Kivu. Pour de nombreux habitants, l’espoir reste de voir les initiatives diplomatiques et sécuritaires aboutir à une désescalade durable, capable de ramener la stabilité dans une région durement éprouvée par des années de conflit.

Par : Delphin ANECO

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