google-site-verification=khJV8gYQX3pqPdrOCccGsiqbSm3rRvgPUgZCBwmNYQI

7 juillet 2026
1227372
1227372 1

Quatre jeunes ont été tués dimanche 5 juillet 2026 dans le village d’Ihula, en groupement Kisimba, territoire de Walikale (Nord-Kivu), après avoir été accusés par les rebelles de l’AFC/M23 de collaborer avec les groupes d’autodéfense Wazalendo. Selon des sources coutumières locales, les victimes ont été exécutées avant d’être inhumées le même jour, dans un climat de vive tension et de peur au sein de la population.

La situation sécuritaire continue de se détériorer dans plusieurs localités sous contrôle de l’AFC/M23 au Nord-Kivu. À Ihula, dans le groupement Kisimba, quatre jeunes ont perdu la vie après avoir été accusés de soutenir les Wazalendo, des groupes d’autodéfense alliés aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

L’information a été confirmée par des autorités coutumières locales, qui indiquent que les victimes ont été exécutées par les rebelles avant d’être enterrées le même jour dans leur village. Aucune identité officielle des jeunes tués n’a été rendue publique.

Selon les mêmes sources, les accusations de collaboration avec les Wazalendo ou les FARDC sont devenues fréquentes dans cette partie du territoire de Walikale. Elles affirment que plusieurs habitants interpellés ces derniers mois sous de tels soupçons demeurent introuvables, leurs familles étant toujours sans nouvelles de leur sort.

Ces allégations alimentent un climat d’angoisse au sein de la population civile. Dans les zones contrôlées par l’AFC/M23, de nombreux habitants disent vivre sous la menace permanente d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées et d’exécutions présumées, dans un contexte où les affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales restent récurrents.

Ce nouvel épisode intervient au lendemain d’informations faisant état du survol de drones attribués à l’AFC/M23 dans les groupements de Kisimba et Waloa Yungu. Les autorités coutumières avaient alors exprimé leurs inquiétudes, estimant que ces mouvements pouvaient annoncer de nouvelles offensives contre les positions des FARDC et des Wazalendo.

À ce stade, aucune réaction officielle de l’AFC/M23 n’a été rapportée concernant ces accusations d’exécutions. De leur côté, les autorités congolaises ne se sont pas encore prononcées publiquement sur cet incident.

Depuis la résurgence de la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est de la RDC, plusieurs organisations nationales et internationales de défense des droits humains alertent régulièrement sur les conséquences du conflit pour les populations civiles. Les appels à la protection des habitants et au respect du droit international humanitaire se multiplient, alors que les initiatives diplomatiques en faveur d’un retour durable de la paix se poursuivent dans la région des Grands Lacs.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.