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13 mai 2026
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Le climat politique s’est fortement tendu au Maniema après l’adoption controversée d’une interpellation visant le gouverneur Moïse Kabwankubi. Entre accusations de mauvaise gestion et contestations de procédure, les divisions s’accentuent au sein de l’Assemblée provinciale.

La séance plénière organisée vendredi 8 mai 2026 à l’Assemblée provinciale du Maniema a donné lieu à de vives tensions autour de l’interpellation du gouverneur de province, Moïse Kabwankubi. À l’origine de cette initiative parlementaire, le député provincial Amisi Abdallah, qui exige des explications sur plusieurs dossiers liés à la gestion des finances publiques provinciales.

Parmi les points soulevés figurent notamment l’utilisation des fonds secrets de recherche, la gestion des recettes issues de la taxe conventionnelle ainsi que la destination des fonds de solidarité scolaire versés par les parents d’élèves.

L’adoption de cette interpellation par le bureau de l’Assemblée provinciale a cependant provoqué une vive contestation dans les rangs de certains députés. Plusieurs élus estiment que la procédure n’a pas respecté les dispositions du règlement intérieur de l’organe délibérant.

Le député provincial Blaise Bitangalo a notamment affirmé que la majorité des élus présents se serait opposée à l’initiative. Selon lui, l’interpellation ne reflète pas la volonté réelle de l’Assemblée provinciale et ne devrait donc pas produire d’effets.

Malgré ces protestations, les partisans de la démarche soutiennent qu’il s’agit d’un exercice normal du contrôle parlementaire visant à garantir la transparence dans la gestion de la province. Pour eux, le gouverneur Kabwankubi doit se présenter devant les élus afin d’apporter des clarifications sur les préoccupations soulevées.

Cette nouvelle crise intervient dans un contexte déjà marqué par des relations tendues entre l’exécutif provincial et l’Assemblée provinciale du Maniema. Depuis plusieurs mois, les deux institutions affichent des divergences sur la gestion administrative et financière de la province.

Reste désormais à savoir si le gouverneur Moïse Kabwankubi répondra à cette convocation parlementaire, alors que les contestations autour de la validité de la procédure continuent d’alimenter le débat politique à Kindu.

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