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Kisangani : Me Rachel Kabamba dévoile les avancées de l’accompagnement psychosocial des victimes du conflit Mbole–Lengola

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À Kisangani, le projet Mesures Provisoires Urgentes (MPU) continue de se concrétiser sur le terrain à travers l’accompagnement psychosocial des victimes du conflit Mbole–Lengola. Me Rachel Kabamba Songombe, coordonnatrice du Réseau des Juristes Engagés dans la Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (RJELVG), a présenté les résultats obtenus exclusivement dans le site de Sainte-Marthe à la commune de Lubunga, où son organisation intervient.

Lors de l’atelier de présentation des résultats intermédiaires du projet MPU dans la province de la Tshopo, ce jeudi 4 décembre 2025 au centre d’accueil Jolie Rêve, Me Rachel Kabamba a détaillé les actions menées par le RJELVG en faveur des personnes déplacées affectées par les conflits intercommunautaires Mbole–Lengola.

« L’objectif de notre accompagnement est de contribuer au bien-être psychosocial et à la réinsertion sociale des personnes déplacées affectées par ces conflits », a expliqué Me Kabamba. Elle a précisé que le RJELVG intervient uniquement dans le site de Sainte-Marthe à Lubunga, tandis que les sites de Saint-Gabriel (Makiso) et Konga-Konga (Kisangani) sont couverts par l’organisation SOFEPADI.

Au site Sainte-Marthe, le dispositif mis en place par le RJELVG comprend la sensibilisation aux mesures provisoires urgentes, l’évaluation psychologique des victimes et de leurs familles, ainsi que la mise en œuvre de thérapies individuelles, de groupe, familiales et de couple. Des espaces sécurisés ont été aménagés afin de permettre aux survivants de s’exprimer librement et de recevoir un soutien spécialisé assuré par des psychologues et des assistants psychosociaux.

Entre le lancement des activités et octobre 2025, 1 450 personnes ont bénéficié du soutien psychosocial du RJELVG sur ce seul site, dont 1 011 femmes et 441 hommes, révélant une forte participation féminine. 731 individus ont été sensibilisés à la santé mentale et aux services disponibles. 415 victimes ont bénéficié de thérapies individuelles, et 500 personnes ont participé aux séances de groupe, organisées en 20 groupes de 25 participants.

Concernant les référencements, 41 personnes présentant des plaintes somatiques ou des symptômes psychologiques (anxiété, dépression, stress post-traumatique) ont été orientées vers des services médicaux. Le RJELVG a aussi pris en charge 7 tentatives de suicide, démontrant l’importance cruciale de cet appui.

À l’opposé, 65 bénéficiaires ont présenté une amélioration notable de leur état émotionnel, preuve de l’efficacité des interventions menées.

Me Kabamba a relevé les difficultés liées à l’environnement du site, notamment la surpopulation et les mouvements constants de population, rendant complexe la recherche de confidentialité et de calme pour les thérapies. Malgré ces défis, l’équipe du RJELVG a réussi à maintenir un suivi rigoureux et un accompagnement adapté.

Elle a rappelé l’importance du soutien des autorités locales et des partenaires pour consolider les acquis :

« Ces programmes visent à redonner dignité et résilience aux survivants. L’appui des autorités et des partenaires est essentiel pour que ces actions perdurent et s’étendent aux personnes vivant hors des sites. »

Le projet MPU, grâce au travail du RJELVG à Sainte-Marthe et de SOFEPADI dans les autres sites, continue de jouer un rôle clé dans la réinsertion sociale et psychologique des victimes du conflit Mbole–Lengola, offrant une lueur d’espoir à ceux qui cherchent à reconstruire leur vie.

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