Kisangani : Mateus Kanga s’engage pour la prise en charge des victimes de l’incendie des logements ONL

Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga, s’est rendu ce jeudi 26 février 2026 sur le site de l’incendie qui a ravagé plusieurs appartements de l’Office National du Logement (ONL), dans la commune Tshopo à Kisangani.
À peine arrivé à Kisangani après un séjour d’un mois à Kinshasa, il affirme avoir été informé de la situation dès sa descente d’avion.
« Nous avons appris en descendant de l’avion que nos frères et sœurs habitant ces bâtiments ont été victimes de l’incendie et se retrouvent aujourd’hui, pour la plupart d’entre eux, sans abri, des sinistrés. »
L’incendie s’est déclaré le mercredi 25 février aux environs de 14 heures dans un immeuble de sept appartements situé sur la 14ᵉ avenue Bis. Le feu aurait débuté au niveau de l’appartement 5A avant de se propager aux autres logements. Les jeunes du quartier ont tenté de maîtriser les flammes avec des seaux d’eau et du sable jusqu’en début de soirée, sans succès. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés, mais aucune perte en vies humaines n’a été signalée.

Un des sinistrés raconte :
« Hier, date du 25, nous étions presque tous sortis le matin comme d’habitude pour aller au travail. Vers 14 heures, certains ont reçu des coups de fil pour nous signifier que notre bâtiment prenait feu. Le bâtiment a sept appartements. Le feu a commencé au numéro 5A. Nous avons tenté des actions pour éteindre jusqu’à 17 heures, 18 heures. Nous avons perdu des biens matériels, de l’argent, mais aucun dégât humain n’est enregistré. »
Concernant la visite du président de l’Assemblée provinciale, la victime ajoute :
« Nous ne pouvons que dire merci à l’honorable Mateus et son équipe pour venir nous consoler. Il a promis de tenter encore des actions de réhabilitation, revitalisation des bâtiments. Ça sera bénéfique pour nous. »
Pour sa part, Mateus Kanga justifie sa descente sur terrain par un devoir de représentation :

« Après cette nouvelle, nous comme leur émanation, leur représentation, ce n’était que normal que nous puissions passer pour les réconforter, leur dire qu’ils ne sont pas seuls et essayer de réfléchir dans la mesure du possible comment y apporter une solution. »
Il se dit surpris qu’aucune autorité ne se soit encore rendue sur place au moment de sa visite :
« Nous avons quand même été choqués d’apprendre que jusqu’à là, aucune autorité au niveau tant provincial qu’urbain n’était passée ici. Nous, nous ne pouvons pas ainsi laisser notre population abandonnée à son triste sort. Comme élus, il était de notre devoir de pouvoir faire une descente pour les réconforter. »
Le président de l’Assemblée provinciale annonce également des mesures concrètes :
« Ce que nous allons faire, c’est que nous allons déployer une équipe d’ingénieurs pour essayer d’évaluer les dégâts et à l’issue de ça maintenant, nous allons voir s’il faudra que nous-mêmes nous puissions apporter quelque chose. Pourquoi pas inciter les autorités tant de l’exécutif provincial qu’au niveau national, même urbain, pour pouvoir poser des actes concrets en faveur de ces familles sinistrées. »
À propos de l’assistance immédiate, il reste discret :
« Je crois que même la Bible dit que ce que la main gauche a donné, que la main droite ne le sache pas. Au moins notre passage, sachant qu’ils sont sinistrés, on ne peut pas quand même partir ainsi et puis ne pas assister ces différentes familles. Ce ne sera pas normal de notre part. »
Ce nouvel incendie, attribué selon les premières informations à un probable court-circuit consécutif au rétablissement brusque du courant électrique, relance la problématique de la sécurité des installations domestiques et de la capacité d’intervention en cas de sinistre à Kisangani. En attendant une évaluation officielle des pertes, les familles sinistrées espèrent des actions rapides pour leur relogement et la réhabilitation des bâtiments endommagés.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
