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23 mai 2026
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Libéré après plus de deux années passées à la prison centrale de Kisangani, le professeur et magistrat Jean-Claude Pandatimu a dénoncé ce samedi 23 mai 2026 ce qu’il qualifie de poursuites irrégulières et de persécution liée à ses fonctions publiques.

Au cours d’une mise au point organisée à sa résidence située dans la commune Makiso, à Kisangani, la famille du professeur Jean-Claude Pandatimu est revenue sur les circonstances de son arrestation et de sa condamnation judiciaire.

Selon ses proches, l’ancien président du Tribunal de commerce de Kisangani aurait été victime d’une procédure contraire aux principes de l’État de droit. Ils dénoncent notamment plusieurs irrégularités qui auraient entaché le dossier judiciaire ayant conduit à sa condamnation.

Le professeur Pandatimu, libéré dans la soirée du vendredi 22 mai après plus de deux ans de détention, affirme désormais se considérer comme un « persécuté » en raison des fonctions publiques qu’il exerçait.

Dans leur déclaration, ses enfants ont évoqué ce qu’ils qualifient d’acharnement judiciaire alimenté par des intérêts extérieurs et des rivalités autour de ses responsabilités à la tête du Tribunal de commerce de Kisangani.

La communication de la famille s’est articulée autour de plusieurs points, notamment les conditions de son arrestation, les irrégularités supposées dans la procédure judiciaire ainsi que les conséquences humaines et professionnelles de cette détention.

Les proches du magistrat ont également remis en cause certains éléments retenus lors du procès, notamment les accusations liées aux violences infligées à son ex-épouse dans une affaire largement médiatisée à l’époque.

Ils soutiennent que les agents visibles dans la vidéo ayant circulé sur les réseaux sociaux étaient des officiers de police judiciaire intervenant dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice et non des gardes du corps personnels du magistrat.

Pour rappel, le professeur Jean-Claude Pandatimu avait été condamné en octobre 2023 à douze ans de servitude pénale principale pour traitements inhumains et dégradants sur son ex-épouse.

Sa libération suscite depuis plusieurs réactions à Kisangani, aussi bien dans les milieux universitaires que judiciaires, où plusieurs voix réclament désormais plus de transparence autour de cette affaire.

Le professeur-magistrat a annoncé la tenue prochaine d’un point de presse au cours duquel il promet d’apporter davantage d’éclaircissements sur ce dossier qui continue de diviser l’opinion publique dans la province de la Tshopo.

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