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2 juin 2026
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Une nouvelle flambée du prix du carburant secoue la ville de Kisangani, où le litre d’essence se négocie désormais jusqu’à 12 000 francs congolais dans certains points de vente. Face à cette situation, les conducteurs de motos-taxis dénoncent une crise qui affecte leurs revenus et perturbe fortement les activités de transport urbain.

La tension monte dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, confrontée depuis plusieurs jours à une grave crise d’approvisionnement en carburant. Cette situation a entraîné une hausse spectaculaire du prix de l’essence, avec des tarifs atteignant jusqu’à 12 000 francs congolais le litre dans certains quartiers.

Pour les conducteurs de motos-taxis, qui constituent l’un des principaux moyens de transport de la ville, cette augmentation représente un véritable coup dur. Plusieurs d’entre eux affirment que leurs activités deviennent de plus en plus difficiles à rentabiliser, alors que les dépenses liées au carburant continuent de grimper.

Dans plusieurs stations-service, de longues files d’attente sont observées depuis plusieurs jours. Certains automobilistes et motocyclistes passent plusieurs heures à la recherche de carburant, tandis que d’autres se tournent vers le marché parallèle où les prix sont nettement plus élevés.

Les conséquences se font déjà sentir sur le quotidien des habitants. Face à la rareté du carburant, certains transporteurs ont revu leurs tarifs à la hausse afin de compenser l’augmentation des coûts d’exploitation. Une situation qui pèse directement sur les ménages et complique davantage les déplacements à travers la ville.

Selon plusieurs observateurs, cette crise serait liée aux difficultés d’approvisionnement de Kisangani, une ville dont les échanges commerciaux restent fortement dépendants des infrastructures routières et fluviales. Les perturbations enregistrées dans les circuits de ravitaillement ont régulièrement des répercussions sur la disponibilité des produits pétroliers.

Les taximen, particulièrement touchés par cette situation, appellent les autorités à intervenir rapidement afin de rétablir l’approvisionnement normal de la ville. Ils craignent que la poursuite de cette crise ne provoque un ralentissement plus important des activités économiques et des services de transport.

Au-delà du secteur des transports, plusieurs commerçants et consommateurs s’inquiètent également des effets indirects de cette hausse du carburant sur les prix des biens et services. Dans un contexte économique déjà difficile, la flambée des coûts de transport risque d’alourdir davantage le panier de la ménagère.

Alors que les habitants espèrent un retour rapide à la normale, cette nouvelle crise rappelle la vulnérabilité de Kisangani face aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Pour de nombreux acteurs locaux, une solution durable passe par l’amélioration des infrastructures de transport et un meilleur mécanisme de ravitaillement de la ville en produits pétroliers.

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