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16 mai 2026
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Le tribunal militaire de garnison de Kisangani a rendu son verdict dans le procès impliquant plusieurs militaires FARDC poursuivis notamment pour fuite devant l’ennemi et violation des consignes au front de Walikale.

Le tribunal militaire de garnison de Kisangani a condamné, ce vendredi 15 mai 2026, cinquante-huit militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à trois ans de servitude pénale pour violation des consignes militaires. Le jugement a été prononcé à l’issue d’une procédure de flagrance ouverte contre 84 militaires arrêtés après des incidents enregistrés dans la zone de Walikale, au Nord-Kivu.

Selon les éléments du dossier, les prévenus étaient poursuivis pour plusieurs infractions, notamment fuite devant l’ennemi, révolte, dissipation des munitions et violation des consignes militaires. Après examen des faits, le tribunal a estimé que les preuves présentées par le ministère public ne permettaient pas d’établir certaines accusations les plus graves, dont celles liées à la révolte et à la fuite devant l’ennemi.

Outre les condamnations prononcées, seize militaires ont été acquittés par la juridiction militaire, tandis que dix autres ont été renvoyés devant le ministère public afin d’être poursuivis dans un dossier distinct relatif à la perte d’armes.

La défense des militaires s’est dite partiellement satisfaite de cette décision judiciaire. Me Patience Yengonane, membre du collectif des avocats des prévenus, a estimé que la requalification des faits et l’abandon de la peine capitale constituaient une évolution importante dans cette affaire.

D’après plusieurs sources judiciaires, les militaires concernés provenaient de la région de Masisi avant de rejoindre Ngowa, dans le territoire de Walikale, où ils réclamaient notamment le paiement de leurs soldes, des primes de guerre ainsi que des rations alimentaires. La défense avait soutenu au cours des audiences que les faits reprochés relevaient davantage de dysfonctionnements administratifs que d’une volonté délibérée de rébellion.

Ce procès intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est de la RDC, où les FARDC restent engagées sur plusieurs lignes de front face aux groupes armés actifs dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

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