
La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Mambasa, en Ituri, où au moins 32 corps sans vie ont été découverts en l’espace de deux jours après de nouvelles attaques armées attribuées aux rebelles ADF.
Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, a de nouveau été frappé par une vague de violences meurtrières ayant causé la mort de plusieurs civils.
Selon des sources locales et sécuritaires, au moins 32 corps ont été retrouvés entre samedi et dimanche dans différentes localités touchées par des attaques armées menées récemment dans cette partie du nord-est de la République démocratique du Congo.
Les victimes auraient été tuées lors d’incursions attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé actif dans plusieurs zones de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Des habitants contactés sur place rapportent que plusieurs corps ont été découverts abandonnés dans des villages et sur certains axes routiers, plongeant les populations locales dans la peur et la psychose.
Face à cette nouvelle flambée de violences, plusieurs familles ont quitté leurs habitations pour se réfugier dans des zones jugées plus sécurisées, tandis que d’autres habitants restent introuvables après les attaques.
Des sources de la société civile dénoncent une recrudescence des violences contre les civils dans plusieurs localités de Mambasa, malgré les opérations militaires menées dans la région contre les groupes armés.
Cette situation humanitaire inquiète également les acteurs locaux qui alertent sur les conditions difficiles des déplacés vivant dans des sites d’accueil parfois dépourvus d’assistance suffisante.
Depuis plusieurs années, les territoires de Mambasa, Irumu et Beni demeurent régulièrement confrontés aux attaques des ADF, responsables de nombreux massacres de civils dans l’est de la RDC.
La découverte de ces nouveaux corps vient une nouvelle fois raviver l’inquiétude des populations locales face à l’insécurité persistante dans cette partie du pays.
