
Un incendie d’origine criminelle a visé dans la nuit du 31 mai au 1er juin le restaurant Kanya, situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les auteurs présumés auraient justifié leur acte par une supposée appartenance de l’établissement à l’ancien président Joseph Kabila, une affirmation qui n’a pas été officiellement confirmée.
Un nouvel acte de vandalisme est venu troubler la quiétude du centre-ville de Kinshasa. Dans la nuit du dimanche au lundi 1er juin 2026, le restaurant Kanya, situé à l’angle des avenues Tombalbaye et du Marché, dans la commune de la Gombe, a été la cible d’un incendie criminel dont les circonstances exactes restent à établir.
Selon plusieurs témoins présents dans les environs, l’attaque serait survenue aux alentours de 2h30 du matin. Des individus non identifiés, circulant à bord d’un véhicule, se seraient arrêtés devant l’établissement avant d’y répandre un produit inflammable et d’y mettre le feu.
Un agent de sécurité travaillant dans un bâtiment voisin affirme avoir assisté à une partie de la scène. D’après son témoignage, les assaillants auraient déclaré agir parce que le restaurant appartiendrait à l’ancien président de la République, Joseph Kabila. À ce stade, aucune source officielle n’a confirmé un quelconque lien entre l’établissement visé et l’ancien chef de l’État.
Les flammes ont causé d’importants dégâts matériels. Une partie du mobilier, plusieurs équipements ainsi que des stocks de boissons ont été détruits. La cuisine du restaurant aurait toutefois été épargnée, limitant ainsi l’ampleur des pertes.
L’incident suscite d’autant plus d’attention que le restaurant Kanya est installé au rez-de-chaussée d’un immeuble qui abrite également la chaîne de télévision Télé 50. Aucun dégât majeur n’a cependant été signalé dans les autres espaces du bâtiment selon les premières informations disponibles.
Cette attaque intervient dans un contexte marqué par une forte sensibilité politique et une multiplication des débats autour de la situation sécuritaire et institutionnelle du pays. Plusieurs observateurs appellent déjà à la prudence face aux informations circulant sur les réseaux sociaux et insistent sur la nécessité de s’appuyer sur les conclusions des enquêtes officielles.
Au moment de la rédaction de cet article, les autorités compétentes ne s’étaient pas encore exprimées publiquement sur les circonstances de l’incident ni sur l’identité des auteurs présumés. Une enquête devrait permettre d’établir les responsabilités et de déterminer les motivations exactes derrière cet acte.
En attendant les résultats des investigations, cet incendie relance les préoccupations liées à la sécurité des biens et des infrastructures dans la capitale. Les riverains espèrent que toute la lumière sera faite sur cette affaire afin que les auteurs soient identifiés et répondent de leurs actes devant la justice.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS