google-site-verification=khJV8gYQX3pqPdrOCccGsiqbSm3rRvgPUgZCBwmNYQI

25 avril 2026
844590
844590

Le Centre de recherche en finances publiques et développement local interpelle la justice congolaise sur la gestion des fonds du FRIVAO et réclame des enquêtes élargies sur plusieurs contrats jugés irréguliers.

Alors que la procédure judiciaire autour de la gestion du Fonds spécial de répartition et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) se poursuit devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, une nouvelle alerte relance le débat sur l’utilisation des ressources de ce mécanisme d’indemnisation.

Dans une prise de position rendue publique le jeudi 23 avril 2026, le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) demande à la justice congolaise d’aller plus loin dans ses investigations. L’organisation estime que plusieurs marchés publics conclus dans le cadre de la gestion du FRIVAO entre 2022 et 2025 présentent de graves irrégularités, pour un montant global évalué à environ 34,6 millions de dollars américains.

Selon cette structure, ces contrats auraient été exécutés en dehors des exigences légales régissant la passation des marchés publics en République démocratique du Congo. Le CREFDL appelle ainsi les autorités judiciaires à remonter jusqu’au premier décaissement des fonds, intervenu en septembre 2022, afin de retracer l’ensemble des flux financiers.

Parmi les dossiers évoqués figurent plusieurs contrats attribués à des entreprises opérant dans différents secteurs, notamment les infrastructures énergétiques, la communication et les services. L’organisation cite notamment des projets de réhabilitation, de fourniture de services et d’appui technique dont les procédures de passation suscitent des interrogations.

Le CREFDL souligne également que certaines entreprises bénéficiaires n’auraient pas une existence clairement établie ou seraient difficilement traçables, une situation qui alimente les soupçons de sociétés fictives. Ces éléments rejoignent certaines observations déjà relevées lors des audiences judiciaires en cours.

Face à ces constats, l’organisation recommande non seulement la poursuite des enquêtes, mais aussi la confiscation des fonds éventuellement détournés afin de les reverser au Trésor public. Elle insiste sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion des ressources destinées aux victimes des conflits.

Cette nouvelle sortie intervient dans un contexte où la gestion du FRIVAO reste au centre de plusieurs controverses, malgré les changements successifs dans sa gouvernance. Pour le CREFDL, seule une action judiciaire approfondie permettra d’établir les responsabilités et de restaurer la confiance autour de ce mécanisme d’indemnisation.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.