
Le député provincial Emmanuel Makoka Molokabonge Abongato rejette les accusations selon lesquelles il serait à l’origine des mouvements de contestation contre les Plantations et Huileries du Congo (PHC). Ce vendredi 10 juillet 2026, à Lokutu, dans le territoire de Basoko, l’élu a annoncé son intention de saisir la justice afin que toute la lumière soit faite sur ces allégations.
S’exprimant à l’issue des réunions tenues dans le cadre de la mission du comité provincial de sécurité conduite par le gouverneur de la Tshopo, Emmanuel Makoka a expliqué que la visite des autorités provinciales répondait aux nombreuses plaintes formulées par les habitants de Lokutu concernant leurs différends avec la société PHC.
Selon lui, cette deuxième descente du gouverneur dans le territoire de Basoko témoigne de la volonté des autorités provinciales de prendre en compte les préoccupations de la population.
« Nous recevons les cris d’alarme de la population concernant le litige avec la société PHC ainsi que d’autres problèmes de tracasseries. Notre rôle, en tant qu’élus, est de porter ces préoccupations auprès des autorités compétentes afin que des solutions soient trouvées », a déclaré le député provincial.
Au cours de son intervention, Emmanuel Makoka est également revenu sur les accusations portées contre lui par certains responsables de la société PHC, qui l’accusent d’encourager la population à s’en prendre aux installations de l’entreprise. L’élu a catégoriquement rejeté ces affirmations, estimant qu’elles doivent désormais être examinées par les instances judiciaires.
« S’ils affirment que c’est moi qui instrumentalise la population pour voler leurs palmes ou perturber leurs activités, qu’ils apportent les preuves. Pour ma part, je vais également saisir la justice afin que cette affaire soit examinée conformément à la loi », a-t-il affirmé.
Le député a indiqué que les différentes réunions organisées entre les autorités provinciales, les responsables de la PHC, les députés et les représentants de la communauté permettront d’établir les responsabilités de chacun.
Il estime que les investigations engagées par le comité provincial de sécurité permettront de distinguer les faits avérés des accusations infondées et d’orienter les décisions qui s’imposent.
Malgré les tensions persistantes, Emmanuel Makoka a lancé un appel à l’apaisement. Il a invité les habitants de Basoko, en particulier ceux de Lokutu, à éviter tout acte susceptible d’aggraver la situation et à privilégier les voies légales pour faire valoir leurs revendications.
« J’appelle la population de Basoko au calme et à continuer de me faire confiance comme son porte-parole. Chaque fois qu’un problème se présente, nous utiliserons les voies appropriées, y compris la justice si nécessaire, afin de préserver la paix », a-t-il déclaré.
Le différend entre les communautés locales et les Plantations et Huileries du Congo (PHC) reste principalement lié aux revendications portant sur le respect des engagements sociaux, les retombées économiques de l’exploitation agricole et les relations entre l’entreprise et les populations riveraines. La mission des autorités provinciales à Lokutu vise notamment à favoriser un dialogue susceptible de conduire à une solution durable dans ce dossier sensible.