
L’Assemblée nationale a été le théâtre d’un échange tendu autour de la gestion de Trans Academia. Insatisfait des réponses fournies par le directeur général George Ongelo, le député national André Mushongo menace désormais de passer à l’étape de l’interpellation.
La gestion de l’entreprise publique Trans Academia continue de susciter des remous au Parlement. Ce mercredi 13 mai 2026, le directeur général de cette structure chargée du transport des étudiants, George Ongelo, a été auditionné par l’Assemblée nationale dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par le député national André Mushongo.
À l’issue des échanges, l’élu de Tshikapa s’est déclaré non convaincu par les explications fournies par le responsable de Trans Academia. Devant les députés, André Mushongo a annoncé sa décision de transformer sa démarche parlementaire en interpellation officielle.
Le député accuse le directeur général d’avoir livré plusieurs réponses qu’il considère comme inexactes ou insuffisantes concernant la gestion de l’entreprise.« Il y a beaucoup de contrevérités dans les réponses apportées », a affirmé André Mushongo au cours de la séance plénière.
Dans une déclaration faite depuis la tribune de l’Assemblée nationale, le parlementaire a également accordé un délai de 48 heures à George Ongelo pour présenter sa démission. À défaut, il promet de déposer formellement une interpellation auprès du bureau de la chambre basse du Parlement.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a invité le député à respecter la procédure parlementaire en introduisant officiellement son initiative afin que le dossier suive son cours institutionnel.
Cette nouvelle tension autour de Trans Academia intervient dans un contexte où plusieurs entreprises publiques font régulièrement l’objet de critiques sur leur gouvernance et leur gestion financière.
Créée pour améliorer les conditions de transport des étudiants à Kinshasa et dans d’autres villes universitaires du pays, Trans Academia occupe une place importante dans les politiques publiques liées à la mobilité estudiantine.
L’évolution de cette affaire sera suivie de près dans les prochains jours, alors que les députés nationaux multiplient les actions de contrôle parlementaire à l’encontre de plusieurs gestionnaires des établissements publics.
Par : Abdoul ULAFIA
