
À Kisangani, plusieurs organisations de défense des droits humains sont montées au créneau pour dénoncer ce qu’elles qualifient de campagne de déstabilisation visant Dismas Kitenge Senga, PCA intérimaire du FRIVAO.
La polémique autour du Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) continue de susciter des réactions dans la ville de Kisangani.
Dans une déclaration rendue publique jeudi 21 mai 2026, le Collectif des Organisations des Droits Humains et d’Éducation Civique de Kisangani a dénoncé les attaques médiatiques lancées ces derniers jours contre Dismas Kitenge Senga par Monsieur Mosindo Ngazi Soleil.
Ce dernier avait multiplié des déclarations sur les réseaux sociaux, accusant le président du conseil d’administration intérimaire du FRIVAO d’être à la base des dysfonctionnements observés au sein de cette structure chargée de l’indemnisation des victimes des guerres de Kisangani.
Face à ces accusations, les défenseurs des droits humains estiment qu’il s’agit d’une tentative de manipulation de l’opinion publique autour d’un dossier actuellement examiné devant la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe.
Dans leur mise au point, les organisations de la société civile appellent les différentes parties à privilégier les voies judiciaires plutôt que les attaques personnelles et médiatiques.
Plusieurs acteurs de la société civile boyomaise ont également exprimé leur soutien à Dismas Kitenge, rappelant son rôle historique dans la documentation des violations des droits humains commises durant les guerres de Kisangani.
Des défenseurs des droits humains soulignent notamment que l’actuel PCA intérimaire du FRIVAO a longtemps porté le plaidoyer des victimes auprès des instances nationales et internationales afin d’obtenir justice et réparation.
Pour plusieurs observateurs locaux, cette nouvelle controverse illustre les tensions persistantes autour de la gestion du processus d’indemnisation des victimes des conflits armés dans la région.
Alors que le dossier FRIVAO poursuit son parcours judiciaire, les organisations citoyennes appellent au calme et à la responsabilité afin d’éviter toute escalade verbale susceptible de fragiliser davantage ce processus sensible.
