10 octobre 2026
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Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a vivement réagi, vendredi 9 octobre 2026, au discours de l’ancien président Joseph Kabila, qu’il accuse de ne proposer aucune solution concrète à la crise que traverse la République démocratique du Congo. Dans une publication sur les réseaux sociaux, le porte-parole du gouvernement a défendu le dialogue national initié par Félix Tshisekedi, tout en adressant de sévères critiques à son prédécesseur.

« Un homme du passé, nostalgique des méthodes antidémocratiques, fils-aîné du père, complice et auteur connu des crimes, condamné et sous sanctions internationales », a écrit Patrick Muyaya à propos de Joseph Kabila.

Le ministre a poursuivi sa réaction en affirmant que l’ancien chef de l’État n’avait « rien d’autre à offrir que le chaos ».

Cette sortie intervient quelques heures après l’adresse à la nation de Joseph Kabila, qui a remis en question la gestion de la crise politique et sécuritaire par le pouvoir actuel. L’ancien président reproche notamment aux autorités de privilégier les opérations militaires au détriment d’une solution politique négociée pour mettre fin aux violences dans l’Est du pays.

Dans son intervention, Joseph Kabila a également dénoncé ce qu’il considère comme des atteintes aux libertés fondamentales, une détérioration du climat politique et un affaiblissement de la cohésion nationale. Il a affirmé que les propositions qu’il avait formulées le 23 mai 2025 n’avaient pas été prises en considération par les dirigeants actuels. Il a, par ailleurs, annoncé de nouvelles initiatives pour contribuer au redressement du pays, sans en préciser les modalités dans les éléments rapportés.

En réponse, Patrick Muyaya a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du dialogue national et de la défense de l’intégrité territoriale.

« Avec le peuple congolais, les hommes et les femmes épris de paix, nous restons fermement engagés à travers le processus du dialogue amorcé par le Président de la République pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale », a-t-il déclaré.

Le gouvernement défend un dialogue organisé sur le territoire national, avec la participation des différentes composantes de la société congolaise. Le 4 septembre dernier, sur Radio Okapi, Patrick Muyaya avait expliqué que les consultations devraient commencer dans les provinces avant de se poursuivre à Kinshasa, autour de trois priorités : la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État.

Le porte-parole du gouvernement avait également souligné que les processus diplomatiques de Washington et de Doha répondaient à des dimensions spécifiques de la crise, tandis que le dialogue national devait offrir aux Congolais un cadre de réflexion sur l’avenir du pays.

Toutefois, les modalités de cette concertation continuent de susciter des interrogations, notamment sur son caractère inclusif, la participation des différentes forces politiques et les garanties nécessaires pour que les discussions débouchent sur des propositions concrètes. La persistance de l’insécurité dans l’Est demeure également un enjeu majeur pour toute initiative visant à restaurer durablement la paix.

Cette nouvelle confrontation verbale illustre les divergences persistantes entre Joseph Kabila et le pouvoir de Félix Tshisekedi sur la gouvernance du pays et les moyens de sortir de la crise. Au-delà des accusations échangées, la capacité des acteurs politiques à s’accorder sur un cadre de concertation et à traduire leurs engagements en résultats concrets restera déterminante pour la suite du processus.

Les accusations formulées par Patrick Muyaya sont rapportées comme des déclarations politiques attribuées à leur auteur. Les éléments disponibles ne contiennent pas de réaction spécifique du camp de Joseph Kabila aux propos du ministre.

Source : YOKA INFOS

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