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15 juillet 2026
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Des prestataires engagés dans la lutte contre la maladie à virus Ebola ont organisé, mercredi 15 juillet 2026, une manifestation à l’Hôpital général de référence de Bunia pour exiger le paiement de leurs rémunérations. Ils dénoncent des retards persistants malgré les assurances des autorités sanitaires et préviennent que cette situation pourrait compromettre les efforts de riposte dans la province de l’Ituri.

La tension est montée d’un cran ce mercredi à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, où plusieurs prestataires impliqués dans la riposte contre Ebola ont exprimé leur ras-le-bol face au non-paiement de leurs rémunérations. Réunis dans l’enceinte de l’Hôpital général de référence de Bunia, les manifestants ont appelé les autorités à honorer leurs engagements afin de garantir la continuité des opérations de lutte contre l’épidémie.

Dès les premières heures de la matinée, les agents mobilisés dans la surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients, la sensibilisation communautaire et les activités de prévention ont dénoncé une situation qu’ils jugent injuste. Selon eux, plusieurs semaines se sont écoulées sans qu’ils ne perçoivent les rémunérations attendues.

Les manifestants affirment que, lors de son récent passage à Bunia, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale avait donné des assurances quant au règlement de leur situation. Ils regrettent toutefois qu’aucune mesure concrète n’ait été prise jusqu’à présent.

Pour ces prestataires, le maintien d’une riposte efficace passe aussi par la reconnaissance des efforts consentis par les équipes déployées sur le terrain, souvent dans des conditions difficiles et à haut risque.

Cette mobilisation intervient alors que des revendications similaires sont également enregistrées dans la zone de santé de Rwampara. Dans un mémorandum remis mardi à l’Inspecteur général de la Santé, les prestataires de cette zone dénoncent des disparités dans le paiement des intervenants de la riposte.

Selon les signataires du document, certains agents ont déjà été rémunérés, tandis que d’autres attendent toujours le versement de leurs prestations, sans explication officielle. Ils estiment que cette situation crée un sentiment d’injustice et risque d’affecter la motivation des équipes engagées dans la lutte contre Ebola.

Les prestataires de Rwampara préviennent, en outre, qu’ils maintiendront la suspension de leur participation aux activités de riposte tant qu’une solution satisfaisante ne sera pas trouvée. Une telle décision pourrait avoir des répercussions sur les opérations de surveillance, de prévention et de prise en charge dans les zones concernées.

Au moment de la rédaction de cet article, aucune réaction officielle des autorités sanitaires n’avait encore été enregistrée en réponse à ces nouvelles revendications. Les manifestants espèrent désormais un règlement rapide de leur situation afin d’éviter que ce différend social ne fragilise davantage les efforts déployés pour contenir l’épidémie d’Ebola en Ituri.

Dans un contexte où la province reste confrontée à la circulation du virus, plusieurs observateurs rappellent que la réussite de la riposte dépend autant de la mobilisation des ressources matérielles que du soutien apporté aux femmes et aux hommes qui interviennent quotidiennement sur le terrain. Le règlement de cette crise sociale apparaît ainsi comme un enjeu important pour préserver l’efficacité de la réponse sanitaire.

Par : Delphin ANECO

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