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9 juillet 2026
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La Coalition Article 64 (C64) a réaffirmé, ce jeudi 9 juillet 2026, son refus de participer à tout dialogue avec le pouvoir tant que le président Félix Tshisekedi n’aura pas renoncé publiquement à son projet de changement de la Constitution. L’opposition a également confirmé le maintien de la marche pacifique prévue le 22 juillet à Kinshasa.

Au cours d’un point de presse, la C64 est revenue sur la rencontre entre son présidium et le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine. La coalition a précisé que cette audience avait été sollicitée par le chef de l’État burundais, à la suite de ses échanges avec le président Félix Tshisekedi, rejetant ainsi toute interprétation laissant croire qu’elle aurait demandé une médiation.

Les responsables de la plateforme ont réitéré leur position sur le dialogue politique, estimant qu’aucune discussion ne pourra être engagée tant que le chef de l’État ne renoncera pas officiellement à toute initiative de révision ou de changement de la Constitution.

La coalition a également formulé plusieurs revendications, notamment la libération des personnes qu’elle considère comme des prisonniers politiques ainsi que l’arrêt des poursuites judiciaires qu’elle juge motivées par des considérations politiques.

« Nous maintenons notre refus de tout dialogue tant que le président n’aura pas renoncé publiquement à son projet de changement constitutionnel », ont insisté les responsables de la C64 lors de cette rencontre avec la presse.

Dans la même dynamique, la plateforme a confirmé l’organisation d’une marche pacifique le 22 juillet 2026 en direction du Palais de la Nation. Elle appelle ses militants et sympathisants à une mobilisation massive pour cette manifestation, au cours de laquelle elle entend notamment réclamer la démission du président Félix Tshisekedi, qu’elle accuse d’avoir violé son serment constitutionnel.

Cette nouvelle prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle. Alors que le pouvoir évoque la nécessité d’adapter certaines dispositions aux réalités du pays, une partie de l’opposition continue de s’y opposer fermement, faisant de la défense de la Constitution actuelle l’un de ses principaux chevaux de bataille.

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