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8 juillet 2026
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Une cinquantaine de jeunes ont été interpellés mardi 7 juillet aux abords du camp militaire désaffecté de Katindo, à Goma, dans des circonstances qui restent encore floues. Alors qu’aucune communication officielle n’a été faite par l’AFC/M23, les familles des personnes arrêtées redoutent un éventuel enrôlement forcé et réclament des informations sur le sort de leurs proches.

L’inquiétude gagne plusieurs quartiers de la ville de Goma, au Nord-Kivu, après l’interpellation d’une cinquantaine de jeunes par des éléments de la police de l’AFC/M23. L’opération, menée le mardi 7 juillet 2026 près du camp militaire désaffecté de Katindo, suscite de nombreuses interrogations, tant sur les motifs des arrestations que sur la destination des personnes concernées.

Selon des informations rapportées par des sources locales, les interpellations ont été enregistrées sur les avenues Salongo 3 et Katoyi 1, à la limite du quartier Mabanga-Nord, ainsi que dans le quartier Kasika, aux environs de l’Institut Mugunga. Ces secteurs sont situés à proximité immédiate du camp de Katindo.

Des témoins évoquent au moins une cinquantaine de jeunes appréhendés au cours de cette opération. Toutefois, aucune liste officielle des personnes arrêtées n’a été publiée, rendant difficile l’identification précise des victimes et alimentant les inquiétudes des familles.

À ce stade, les raisons de ces interpellations demeurent inconnues. Les autorités de l’AFC/M23 n’ont fourni aucune explication sur les critères ayant conduit à cette opération, ni sur le lieu de détention ou la situation des jeunes concernés.

Dans les familles, l’angoisse est palpable. Plusieurs proches disent être sans nouvelles de leurs enfants ou de leurs frères depuis leur arrestation. Cette absence d’informations nourrit la crainte d’un éventuel enrôlement forcé dans les rangs de la rébellion, une préoccupation récurrente dans les zones affectées par le conflit armé. À ce jour, aucun élément officiel ne permet toutefois de confirmer cette hypothèse.

Cette nouvelle opération intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est de la République démocratique du Congo, où les populations civiles continuent de subir les conséquences des affrontements et des tensions persistantes entre les groupes armés et les forces en présence. Les organisations de défense des droits humains rappellent régulièrement l’importance du respect des droits fondamentaux, notamment en matière d’arrestations et de protection des civils.

En attendant une communication officielle des responsables de l’AFC/M23, les familles des jeunes interpellés espèrent obtenir rapidement des informations sur leur localisation et leur état de santé. Elles appellent les autorités concernées à faire preuve de transparence afin de dissiper les incertitudes qui entourent cette opération et de rassurer une population déjà éprouvée par plusieurs années d’insécurité.

Par : Delphin ANECO

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