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8 juillet 2026
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Après l’échouage inédit d’une baleine sur les côtes de Moanda, au Kongo Central, le gouvernement congolais entend renforcer ses capacités d’intervention face à ce type de phénomène environnemental. Les autorités annoncent également l’ouverture d’investigations scientifiques afin de déterminer les causes exactes de cet incident exceptionnel.

L’échouage d’une baleine sur le littoral de Moanda restera comme un événement sans précédent pour la République démocratique du Congo. Après plusieurs jours de mobilisation, les autorités ont procédé à l’enfouissement de la carcasse du mammifère marin afin de prévenir tout risque sanitaire pour les populations riveraines. Désormais, le gouvernement souhaite transformer cette expérience en opportunité pour mieux préparer le pays à la gestion d’éventuels échouages similaires.

S’exprimant sur ce dossier, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a expliqué que la priorité des pouvoirs publics était de protéger la santé des habitants de Moanda.

« Nous ne voulions pas que les populations du Kongo Central, particulièrement celles de Moanda, soient exposées, dans les jours à venir, à une éventuelle épidémie qui pourrait être provoquée par cette baleine », a-t-elle déclaré.

Cette décision est intervenue alors que certains habitants avaient suggéré de conserver la carcasse comme attraction touristique. Le gouvernement a toutefois privilégié les impératifs sanitaires en suivant les recommandations des spécialistes.

Selon la ministre, les échouages de baleines sont des phénomènes naturels observés dans plusieurs régions du monde. Elle souligne que ces mammifères marins peuvent perdre leur orientation au cours de leurs déplacements.

« Nous avons réussi à procéder à l’enfouissement de la baleine. Par nature, elle navigue et peut perdre son orientation. C’est un phénomène fréquent », a-t-elle expliqué.

Au-delà de la gestion de cette urgence, l’exécutif entend désormais renforcer les moyens techniques et opérationnels du pays. L’objectif est de disposer, à l’avenir, d’équipements et de protocoles adaptés permettant, lorsque les conditions le permettent, de secourir les grands mammifères marins et de les remettre à l’eau avant qu’ils ne succombent.

Parallèlement, des investigations scientifiques seront menées afin de comprendre les circonstances ayant conduit à cet échouage. Marie Nyange Ndambo a précisé que ces recherches seront conduites par les deux spécialistes congolais des baleines, absents du pays au moment de l’incident.

« Ce n’est pas encore complètement terminé. Le moment venu, nous révélerons les raisons de ce phénomène. Nous expliquerons pourquoi cette baleine s’est échouée, après les études scientifiques qui seront menées sur ce cas », a-t-elle indiqué.

Répondant aux critiques sur la lenteur de la prise en charge de l’animal, la ministre a rappelé que la RDC ne dispose actuellement que de deux experts spécialisés dans l’étude des baleines, lesquels étaient en mission à l’étranger lorsque l’alerte a été donnée. Cette situation met en évidence les limites du dispositif national face à des événements environnementaux aussi rares.

Cet épisode relance ainsi le débat sur la nécessité de renforcer les compétences scientifiques, les moyens logistiques et les mécanismes d’intervention en matière de biodiversité marine. Pour les autorités, cette première expérience doit servir de référence afin que la RDC soit mieux préparée à faire face à d’éventuels échouages sur son littoral.

En attendant les conclusions des analyses scientifiques, le gouvernement affirme sa volonté de tirer toutes les leçons de cet événement inédit, avec l’ambition de mieux protéger à la fois les populations et le patrimoine naturel du pays.

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