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Les autorités urbaines de Lubumbashi ont interdit, jusqu’à nouvel ordre, toute marche, manifestation publique et réunion organisée en dehors des sièges officiels des partis politiques. Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution et de l’appel à la mobilisation lancé par la coalition C64.
La mairie de Lubumbashi a annoncé la suspension de toutes les marches, manifestations publiques et réunions organisées en dehors des permanences des partis politiques sur l’ensemble de la ville. La mesure, rendue publique par un communiqué signé par le maire intérimaire, vise, selon les autorités, à préserver l’ordre public, la quiétude sociale et le bon usage des espaces publics.
Dans ce document, l’autorité urbaine précise que « toute réunion à caractère politique ou non politique, organisée par des acteurs politiques et/ou par des jeunes affiliés ou non à des partis politiques, de même que toute marche ou manifestation publique est interdite sur toute l’étendue de la ville de Lubumbashi ».
En conséquence, les formations politiques sont invitées à tenir leurs réunions, rencontres et autres activités exclusivement dans leurs sièges ou permanences, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Cette décision intervient alors que la coalition C64, qui regroupe plusieurs figures de l’opposition, a appelé à l’organisation de marches citoyennes dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo. Ces manifestations visent notamment à dénoncer toute initiative de modification ou de révision de la Constitution, que les organisateurs considèrent comme une menace pour l’ordre constitutionnel.
Depuis plusieurs mois, la question d’une éventuelle révision constitutionnelle alimente le débat politique national. Si certains responsables estiment qu’une réforme des institutions est nécessaire pour répondre aux réalités actuelles du pays, d’autres y voient une tentative de remettre en cause certaines dispositions jugées intangibles, notamment celles relatives à la limitation des mandats présidentiels.
Dans ce climat de polarisation, plusieurs autorités provinciales et urbaines renforcent les dispositifs sécuritaires afin de prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public. À Lubumbashi, la mairie justifie ainsi sa décision par la nécessité de garantir la sécurité des personnes et des biens, tout en encadrant les activités politiques et citoyennes.
Cette interdiction reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre, selon le communiqué officiel. Son application sera particulièrement suivie dans les prochains jours, alors que les appels à la mobilisation continuent de rythmer le débat politique national autour de l’avenir institutionnel de la RDC.
