
Le gouverneur de la province du Maniema, Mussa Kabwankubi, ainsi que deux de ses proches collaborateurs, ont comparu ce mardi 7 juillet 2026 devant la Cour des comptes à Kinshasa. Ils sont poursuivis pour une présumée immixtion dans les fonctions de comptable public à la suite d’un virement de 840 millions de francs congolais effectué sur le compte de la province.
Le gouverneur du Maniema, Mussa Kabwankubi, le ministre provincial des Finances, Ali Kyamasa, ainsi que l’ordonnateur délégué de la province, Bienvenu Kingalu, ont été entendus ce mardi 7 juillet devant la Cour des comptes. Les trois responsables provinciaux sont mis en cause dans une affaire portant sur un présumé non-respect des règles de gestion des finances publiques.
Selon une note d’information de la Cour des comptes, il leur est reproché une immixtion dans les fonctions de comptable public, après avoir ordonné le virement de 840 millions de francs congolais à partir du compte de la province. En droit des finances publiques, cette infraction est retenue lorsqu’une autorité exerce des actes légalement réservés au comptable public.
Au cours de l’audience, les magistrats ont examiné le rapport du magistrat instructeur, qui avait préalablement auditionné les personnes concernées, ainsi que les réquisitions du ministère public près la Cour des comptes. À l’issue des débats, la juridiction a décidé de prendre l’affaire en délibéré.
L’arrêt provisoire est attendu le mardi 14 juillet 2026, date à laquelle la Cour devrait se prononcer sur les premiers éléments de ce dossier.
Cette procédure s’inscrit dans une série d’actions engagées par la Cour des comptes pour renforcer le contrôle de la gestion des deniers publics. D’après la même source, ces poursuites ont été ouvertes sur réquisition du procureur général près cette juridiction, Guy Tshipata, dans le cadre des missions de surveillance des gestionnaires publics.
Par ailleurs, la Cour a indiqué que d’autres dossiers impliquant des autorités provinciales sont actuellement en cours d’instruction, notamment ceux concernant les gouverneurs du Kongo Central et du Sud-Ubangi.
Cette affaire illustre le renforcement progressif des mécanismes de contrôle des finances publiques en République démocratique du Congo. L’arrêt attendu dans les prochains jours pourrait apporter des précisions sur les responsabilités éventuelles des personnes poursuivies, dans le strict respect du principe de la présomption d’innocence.
