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7 juillet 2026
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Sénateur Jean Bamanisa Saïdi

Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi a déposé, ce lundi 6 juillet 2026, au Sénat, une proposition de loi visant à protéger, promouvoir et mieux valoriser l’expertise ainsi que les compétences nationales en République démocratique du Congo. Cette initiative entend créer un cadre juridique favorisant une plus grande implication des professionnels congolais dans les projets de développement et la transformation économique du pays.

Le débat sur la valorisation du capital humain congolais pourrait bientôt franchir une nouvelle étape au Parlement. Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi a officiellement déposé une proposition de loi destinée à renforcer la protection et l’utilisation des compétences nationales, avec l’ambition de faire de l’expertise congolaise un véritable levier de développement économique.

Le texte, actuellement engagé dans le processus législatif, prévoit la mise en place d’un dispositif juridique visant à favoriser le recours aux experts, artisans, techniciens et autres professionnels congolais dans les secteurs publics comme privés.

Présentant les motivations de son initiative, le sénateur a souligné que cette réforme s’inscrit dans la continuité des politiques nationales relatives au contenu local, à la sous-traitance et à la promotion de l’employabilité.

« Je viens de déposer une proposition de loi sur la protection, la promotion et l’utilisation de l’expertise et des compétences nationales de la RDC », a déclaré Jean Bamanisa.

Selon lui, la République démocratique du Congo dispose d’un important réservoir de compétences qui demeure insuffisamment exploité malgré les besoins croissants en main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs de la construction, des infrastructures, de l’industrie et des services.

L’un des principaux axes de cette proposition consiste à reconnaître officiellement les experts congolais ainsi que les artisans et professionnels des métiers techniques, en mettant en place un système de qualification et de certification conforme aux standards internationaux.

« Les Congolais qui possèdent ces capacités doivent être reconnus comme experts ou comme main-d’œuvre qualifiée. Aujourd’hui, beaucoup travaillent sans certification alors qu’ils disposent d’un véritable savoir-faire », a expliqué l’élu.

Le texte prévoit également un rapprochement entre le système de formation professionnelle et les besoins du marché de l’emploi. En collaboration avec les structures spécialisées, notamment la Chambre des métiers de l’artisanat et les services compétents de l’État, il est envisagé d’élaborer des référentiels de formation et des mécanismes de certification afin de mieux valoriser les compétences acquises.

Au-delà de la reconnaissance des qualifications, l’initiative entend faciliter l’accès des professionnels congolais aux marchés publics et privés. Elle encourage notamment la création de coopératives et d’autres formes d’organisation permettant aux artisans et aux petites structures de répondre aux appels d’offres, jusque-là largement dominés par les grandes entreprises.

Cette proposition de loi se veut également complémentaire aux récentes réformes engagées dans les domaines du contenu local et de la sous-traitance. Elle met davantage l’accent sur la valorisation du capital humain, considéré comme un élément essentiel pour accompagner les ambitions de développement et d’industrialisation du pays.

Si elle est adoptée par le Parlement, cette réforme pourrait contribuer à renforcer l’intégration des compétences nationales dans les grands projets économiques et d’infrastructures, tout en favorisant la création d’emplois qualifiés et le transfert des savoir-faire au profit des jeunes générations.

En attendant son examen par les deux chambres du Parlement, la proposition de loi de Jean Bamanisa ouvre le débat sur la place que doivent occuper les compétences congolaises dans la construction du développement national. Pour son initiateur, investir dans l’expertise locale revient à investir durablement dans l’avenir économique de la République démocratique du Congo.

Par : Serge SINDANI

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