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18 juin 2026
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Des partisans du PPRD à Kinshasa, le 14/05/2015 lors du congrès extraordinaire de ce parti. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

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Les récentes déclarations du président Félix Tshisekedi aux États-Unis continuent de susciter des réactions sur la scène politique congolaise. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) ainsi que plusieurs personnalités proches de l’ancien président Joseph Kabila dénoncent des propos qu’ils jugent inappropriés pour un chef de l’État.

La polémique enfle autour des déclarations tenues par le président Félix Tshisekedi à Houston, aux États-Unis, en marge de l’entrée en lice des Léopards à la Coupe du monde 2026. Évoquant l’histoire politique récente de la République démocratique du Congo, le chef de l’État avait déclaré que le pays avait autrefois permis à « un chien » de le diriger, des propos interprétés par plusieurs acteurs politiques comme une allusion à son prédécesseur, Joseph Kabila.

Cette sortie médiatique a rapidement provoqué une série de réactions au sein du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique fondée par l’ancien président de la République.

Dans un communiqué rendu public par sa coordination de la diaspora, le PPRD a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive du débat politique. Le parti estime que les propos du chef de l’État sont « graves, irresponsables et indignes » de la fonction présidentielle.

Les responsables de cette structure ont également établi un parallèle historique entre le terme utilisé par Félix Tshisekedi et certaines expressions qui avaient marqué les tensions politiques de l’époque de Patrice Emery Lumumba. Selon eux, ce type de discours risque d’alimenter davantage les divisions au sein de la classe politique congolaise.

La réaction ne s’est pas limitée au seul PPRD. Plusieurs personnalités ayant exercé des responsabilités sous la présidence de Joseph Kabila ont également exprimé leur désapprobation.

Parmi elles figure Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, il a estimé qu’un président de la République devait faire preuve de retenue dans ses prises de parole publiques.

De son côté, l’ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa a affirmé que « les injures n’ont pas de place dans une République », appelant les acteurs politiques à privilégier le respect mutuel et le dialogue.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle Seth Kikuni s’est lui aussi invité dans le débat. Il a considéré que les propos du chef de l’État risquaient d’accentuer les tensions politiques dans un contexte déjà marqué par de profondes divergences entre majorité et opposition.

Cette controverse intervient alors que le climat politique congolais demeure particulièrement animé. Les débats autour de la gouvernance, de la situation sécuritaire dans l’Est du pays et des réformes institutionnelles occupent une place importante dans l’espace public.

Pour plusieurs observateurs, cet épisode illustre une fois de plus la persistance des rivalités entre les différentes familles politiques congolaises, près de sept ans après l’alternance intervenue en 2019.

Alors que les réactions continuent de se multiplier, les regards restent tournés vers les éventuelles suites politiques de cette polémique. Dans un contexte où l’unité nationale est régulièrement invoquée comme une priorité face aux défis sécuritaires et sociaux du pays, plusieurs voix plaident pour un débat politique davantage centré sur les solutions aux préoccupations des citoyens que sur les affrontements verbaux entre acteurs politiques.

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