
La flambée des prix des produits de première nécessité continue de peser lourdement sur les ménages de Kisangani. Face à cette situation préoccupante, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a appelé le gouvernement provincial à prendre des mesures rapides pour atténuer l’impact de la vie chère sur la population.
La question du coût de la vie s’est invitée au cœur des préoccupations des autorités provinciales de la Tshopo. Le président de l’Assemblée provinciale, Dr Mateus Kanga Londimo, s’est entretenu mardi avec la ministre provinciale de l’Environnement, Mme Bijoux Nkoy, assurant l’intérim de sa collègue de l’Économie, afin d’évaluer les causes de la hausse des prix des denrées alimentaires et d’identifier des pistes de solution.
Cette rencontre intervient alors que plusieurs produits de consommation courante connaissent une augmentation sensible sur les marchés de Kisangani. Le gobelet de riz, par exemple, est passé d’environ 1 300 à 2 500 francs congolais. La farine de maïs et celle de manioc ont également enregistré des hausses significatives, compliquant davantage le quotidien de nombreux ménages.
Au cours des échanges, les deux responsables ont examiné les facteurs à l’origine de cette situation. Selon Mme Bijoux Nkoy, la hausse des prix serait notamment liée à la période de transition entre deux saisons agricoles ainsi qu’au mauvais état des routes de desserte agricole, qui ralentit l’acheminement des produits vers les centres urbains.
Cette combinaison de facteurs réduit l’offre disponible sur les marchés et contribue à la hausse des coûts supportés par les consommateurs. Une réalité qui affecte particulièrement les familles à revenus modestes déjà confrontées à un contexte économique difficile.
Face à cette situation, Mateus Kanga Londimo a plaidé pour l’adoption de mesures susceptibles d’alléger la pression sur les prix. Parmi les recommandations formulées figurent l’allègement de certaines charges fiscales pesant sur les importateurs, une exonération partielle des taxes sur les produits pétroliers destinés aux riziculteurs, la suppression des barrières illégales sur les axes de transport ainsi que la réhabilitation urgente des routes de desserte agricole.
Pour les autorités provinciales, l’amélioration de l’accès aux zones de production constitue l’un des leviers essentiels pour renforcer l’approvisionnement des marchés et stabiliser les prix des produits alimentaires.
Alors que les attentes de la population demeurent fortes, le gouvernement provincial assure travailler sur des mécanismes de réponse adaptés à la situation. En attendant leur mise en œuvre, de nombreux habitants de Kisangani continuent de faire face à une baisse progressive de leur pouvoir d’achat.
La rencontre entre le président de l’Assemblée provinciale et l’exécutif provincial traduit ainsi une volonté de placer la question de la vie chère parmi les priorités immédiates de la province, dans l’espoir d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des citoyens.
