
Une vidéo devenue virale montrant une patiente dans une salle d’accouchement de l’Hôpital général de référence de Boma a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux. Ce samedi 6 juin 2026, les autorités sanitaires ont annoncé des sanctions contre plusieurs membres du personnel impliqués dans la diffusion des images.
Une vive polémique agite la ville de Boma, dans la province du Kongo Central, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une patiente dans une situation jugée dégradante au sein de l’Hôpital général de référence de la ville.
Selon les informations communiquées par la zone de santé de Boma, la femme s’était présentée à l’hôpital avec ce qui a été décrit comme une « fausse grossesse » constituée de vêtements. Alors qu’elle se trouvait dans une salle d’accouchement, elle a été filmée puis exposée sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation de nombreux internautes.
Face à cette situation, le médecin chef de zone de santé de Boma, le Dr Serge Thamba Mbodo, a annoncé ce samedi 6 juin 2026 la suspension immédiate de trois infirmières ainsi que le renvoi définitif des stagiaires impliqués dans l’incident.
Pour le responsable sanitaire, les faits constituent une violation grave de l’éthique médicale et du respect dû aux patients.
« Même si cette femme présentait une pathologie particulière, il était inacceptable de la filmer, qui plus est dans un état de déshabillage, pour ensuite diffuser ces images en ligne », a-t-il dénoncé.
Le Dr Thamba Mbodo a également rappelé que le personnel soignant a l’obligation de protéger la dignité, la vie privée et le droit à l’image des malades. Selon lui, les infirmières en fonction avaient la responsabilité d’encadrer les stagiaires et de veiller au respect des règles déontologiques au sein de l’établissement.
D’après les autorités sanitaires, cette atteinte à la dignité de la patiente aurait conduit cette dernière à quitter les lieux après l’incident. Les circonstances exactes de son comportement et ses motivations réelles demeurent toutefois inconnues.
Cette affaire remet en lumière les défis liés au respect de l’éthique professionnelle dans les structures de santé à l’ère des réseaux sociaux. Les responsables de la zone de santé espèrent que les sanctions prises serviront d’exemple afin d’éviter que de tels actes ne se reproduisent à l’avenir.
