google-site-verification=khJV8gYQX3pqPdrOCccGsiqbSm3rRvgPUgZCBwmNYQI

9 juin 2026
1049826
1049826

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée ce vendredi 5 juin 2026, des spécialistes de la santé et de l’environnement tirent la sonnette d’alarme sur la présence de résidus de pesticides dans certains légumes consommés à Kinshasa. Cette situation soulève des préoccupations croissantes quant aux risques sanitaires auxquels sont exposés les consommateurs de la capitale congolaise.

La Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque année le 5 juin, a remis au premier plan les questions liées à la qualité des aliments et à la protection de la santé publique. À Kinshasa, plusieurs experts alertent sur les dangers potentiels associés à l’utilisation incontrôlée de pesticides dans les activités maraîchères qui approvisionnent quotidiennement les marchés de la ville.

Selon des spécialistes du secteur environnemental et sanitaire, certains légumes produits dans les zones de culture périurbaines présenteraient des niveaux préoccupants de résidus chimiques. Ces substances, utilisées pour lutter contre les insectes et les maladies des cultures, peuvent devenir dangereuses lorsqu’elles sont appliquées sans respect des normes recommandées.

Les experts expliquent que l’exposition prolongée à certains pesticides peut avoir des conséquences sur la santé humaine. Parmi les risques évoqués figurent des troubles digestifs, des intoxications, des perturbations du système nerveux ainsi que certaines maladies chroniques pouvant apparaître à long terme.

Cette préoccupation intervient alors que les légumes constituent une composante essentielle de l’alimentation de nombreux ménages kinois. Dans plusieurs marchés de la capitale, les consommateurs achètent quotidiennement des produits maraîchers sans toujours disposer d’informations sur les conditions de production ou les traitements phytosanitaires utilisés.

Au-delà de l’aspect sanitaire, la question renvoie également aux défis de l’agriculture urbaine et périurbaine en République démocratique du Congo. Face à la pression démographique et à la nécessité d’augmenter les rendements agricoles, certains producteurs recourent à des produits chimiques parfois sans encadrement technique suffisant.

Des spécialistes estiment que la sensibilisation des agriculteurs demeure une priorité. Ils plaident notamment pour un meilleur contrôle de la commercialisation des pesticides, la formation des producteurs aux bonnes pratiques agricoles et le renforcement des mécanismes de surveillance de la qualité des denrées alimentaires.

La Journée mondiale de l’environnement offre ainsi une occasion de rappeler l’importance d’un équilibre entre la productivité agricole et la protection de la santé publique. Plusieurs organisations engagées dans la défense de l’environnement soulignent que la sécurité alimentaire ne se limite pas à la disponibilité des produits, mais concerne également leur qualité sanitaire.

Les autorités compétentes sont également appelées à intensifier les contrôles et à promouvoir des méthodes agricoles plus durables afin de réduire les risques liés à l’usage excessif de substances chimiques. Des initiatives de promotion de l’agriculture biologique et de l’utilisation raisonnée des intrants agricoles sont régulièrement évoquées comme des pistes de solution.

Pour les consommateurs, les spécialistes recommandent notamment de laver soigneusement les légumes avant leur consommation et de privilégier, lorsque cela est possible, des produits issus de circuits de production mieux contrôlés.

En cette Journée mondiale de l’environnement, l’alerte lancée par les experts rappelle que la protection de la nature et la préservation de la santé humaine sont étroitement liées. À Kinshasa comme ailleurs, la qualité des aliments consommés demeure un enjeu majeur qui nécessite la mobilisation des producteurs, des autorités et des citoyens pour garantir un environnement sain et une alimentation plus sûre.

Par : Denis BAKUMANI

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.