
La Coalition Citoyenne pour la Nation (CCN) a appelé le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à engager le processus de révision de la Constitution par la voie référendaire. Cette prise de position intervient dans un contexte où le débat sur l’avenir de la Loi fondamentale continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile congolaise.
Le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo continue d’animer la scène politique nationale. Cette fois, c’est la Coalition Citoyenne pour la Nation (CCN) qui est montée au créneau pour demander officiellement au Chef de l’État de convoquer un référendum afin de permettre au peuple congolais de se prononcer sur l’avenir de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique, cette plateforme citoyenne estime que les questions liées à l’organisation des institutions et à l’évolution du cadre constitutionnel doivent être soumises directement à la souveraineté populaire. Selon ses responsables, un référendum constituerait une voie démocratique permettant aux citoyens d’exprimer librement leur position sur les réformes envisagées.
Pour la CCN, le recours au peuple s’inscrit dans l’esprit des principes démocratiques consacrés par la Constitution elle-même. La coalition soutient que toute réforme majeure touchant au fonctionnement de l’État mérite un large débat national et une consultation populaire transparente.
Cette sortie intervient alors que plusieurs acteurs politiques se sont récemment exprimés sur la question constitutionnelle. Certains soutiennent la nécessité d’adapter certaines dispositions aux réalités actuelles du pays, tandis que d’autres considèrent que les priorités devraient davantage porter sur l’application effective des textes existants.
Au sein de l’opinion publique, les avis demeurent également partagés. Pour une partie des citoyens, une révision constitutionnelle pourrait permettre d’améliorer le fonctionnement des institutions et de répondre à certains défis persistants. D’autres craignent que ce débat ne détourne l’attention des urgences sécuritaires, économiques et sociales auxquelles le pays est confronté.
La Constitution de la RDC prévoit des mécanismes encadrant sa propre révision. Toutefois, certaines dispositions sont considérées comme intangibles et ne peuvent faire l’objet d’aucune modification. Cette réalité juridique alimente régulièrement les discussions entre experts, responsables politiques et acteurs de la société civile.
En appelant à la convocation d’un référendum, la Coalition Citoyenne pour la Nation affirme vouloir privilégier une approche participative où la population jouerait un rôle central dans les choix institutionnels engageant l’avenir du pays. Elle invite également les différentes sensibilités politiques à favoriser un débat apaisé et respectueux des principes démocratiques.
Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite par la présidence de la République concernant une éventuelle consultation populaire sur la question. Le sujet continue néanmoins d’occuper une place importante dans les discussions politiques à travers le pays.
Alors que les positions se multiplient autour de la révision constitutionnelle, une certitude demeure : toute évolution de la Loi fondamentale devra s’inscrire dans le respect des procédures légales et tenir compte des aspirations des citoyens. Dans ce contexte, l’appel lancé par la CCN contribue à alimenter un débat qui pourrait marquer l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Par : Denis BAKUMANI
