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9 juin 2026
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Le quartier Sukantima, situé dans la commune de Lukemi à Kikwit, fait face à une grave pénurie d’eau potable qui expose des milliers d’habitants à des risques sanitaires croissants. En l’absence d’infrastructures de la Regideso, la population est contrainte de recourir à des sources d’approvisionnement souvent impropres à la consommation.

L’accès à l’eau potable est devenu un défi quotidien pour les habitants du quartier Sukantima, dans la ville de Kikwit, province du Kwilu. Depuis plusieurs mois, les résidents dénoncent l’absence de bornes-fontaines et de raccordements au réseau de la Régie de distribution d’eau (Regideso), une situation qui les pousse à chercher de l’eau dans des conditions parfois précaires.

Dans ce quartier en pleine expansion démographique, de nombreuses familles dépendent désormais de l’eau de pluie, de puits artisanaux, de sources non aménagées ou encore de réserves stockées dans des récipients de fortune. Des alternatives qui permettent de répondre aux besoins immédiats, mais qui soulèvent de sérieuses inquiétudes sur le plan sanitaire.

Interrogée sur cette situation, Nancy Kidinda, habitante du quartier, pointe du doigt le manque d’infrastructures de distribution d’eau potable.

« Cette pénurie s’explique par le manque de bornes-fontaines ou de robinets de la Regideso dans ce quartier », a-t-elle déclaré.

Pour les habitants, cette réalité dépasse largement le simple inconfort lié à l’absence d’eau courante. Elle constitue désormais une menace directe pour la santé publique. L’utilisation régulière d’eau non traitée augmente en effet les risques de propagation de plusieurs maladies hydriques.

« Cette situation expose la population de ce coin aux maladies d’origine hydrique, notamment la diarrhée, la fièvre typhoïde et les vers intestinaux », a ajouté Nancy Kidinda.

Les spécialistes de la santé publique rappellent que l’accès à une eau potable de qualité demeure l’un des principaux moyens de prévention contre de nombreuses maladies infectieuses. Dans les quartiers où les infrastructures d’approvisionnement sont insuffisantes, les populations les plus vulnérables, notamment les enfants, sont souvent les premières exposées aux conséquences sanitaires.

À Kikwit, cette situation remet également en lumière les défis liés à l’extension des services publics dans certains quartiers périphériques. Alors que la population urbaine continue d’augmenter, les besoins en infrastructures de base, notamment en eau et en assainissement, deviennent de plus en plus pressants.

Face à cette crise, les habitants de Sukantima appellent les autorités locales ainsi que la Regideso à agir rapidement pour mettre fin à cette situation. Plusieurs riverains plaident pour l’installation de bornes-fontaines publiques et l’extension du réseau de distribution afin de garantir un accès durable à l’eau potable.

Au-delà de Sukantima, cette problématique concerne de nombreuses communautés à travers le pays où l’accès à l’eau reste un défi majeur. Les experts soulignent que l’amélioration des infrastructures hydrauliques constitue un investissement essentiel pour la santé publique, le développement local et la lutte contre les maladies évitables.

Dans l’attente de solutions concrètes, les habitants continuent de vivre avec l’incertitude et les risques sanitaires qui accompagnent cette pénurie. Pour eux, l’accès à l’eau potable n’est pas seulement une question de confort, mais un droit fondamental et une nécessité vitale pour préserver la santé et la dignité des populations.

Par : Denis BAKUMANI

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