
Trois nouveaux corps de civils ont été découverts ce lundi 1er juin 2026 entre les localités de Vemba et Kinyamuseghe, dans le territoire de Beni. Cette découverte porte à plus de 23 le nombre de victimes des récentes attaques attribuées aux rebelles ADF, accentuant l’inquiétude des populations face à une insécurité persistante.
La violence continue de frapper le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Alors que les habitants tentent encore de surmonter le choc des récentes attaques meurtrières, trois nouveaux corps de civils ont été retrouvés dans une zone de brousse située entre les localités de Vemba et Kinyamuseghe.
Selon Jadot Mwendapole, représentant de la société civile du groupement Batangi-Mbau, les victimes seraient originaires de Mavivi et de Mbau. Les premières informations recueillies indiquent qu’elles auraient été tuées lors des dernières incursions attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), actifs dans cette région depuis plusieurs années.
Avec cette nouvelle découverte, le bilan provisoire des victimes dépasse désormais les 23 morts, selon les sources locales. Un chiffre qui illustre la gravité de la situation sécuritaire dans cette partie du Nord-Kivu, où les populations civiles restent les principales victimes des violences armées.
Les dépouilles ont été transférées à la morgue du Centre de santé de référence de Mavivi. Les autorités locales et les familles poursuivent le processus d’identification afin de permettre l’organisation des obsèques dans les prochains jours.
Cette nouvelle tragédie intervient quelques jours seulement après une série d’attaques qui ont semé la panique dans plusieurs localités du territoire de Beni. Malgré les opérations militaires menées dans la région, les groupes armés continuent de représenter une menace majeure pour les habitants.
Dans les villages affectés, l’émotion reste vive. Plusieurs familles vivent dans l’angoisse, certaines étant toujours sans nouvelles de leurs proches. D’autres craignent de nouvelles incursions et envisagent de quitter leurs habitations pour rejoindre des zones jugées plus sécurisées.
Les organisations de la société civile appellent les autorités à renforcer les dispositifs de protection des populations et à intensifier les opérations de sécurisation dans les zones les plus exposées. Elles estiment qu’une réponse rapide est nécessaire pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines.
Au-delà de l’urgence sécuritaire, cette situation risque également d’aggraver la crise humanitaire dans la région. Les déplacements de populations, la peur permanente et la perturbation des activités économiques continuent d’affecter le quotidien de milliers de familles.
Alors que les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuelles personnes disparues, les habitants de Beni espèrent des mesures concrètes capables de restaurer la sécurité et de mettre fin à la spirale de violences qui endeuille régulièrement cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Par : Delphin ANECO
