
Au lendemain de l’attaque meurtrière attribuée aux rebelles ADF dans le quartier Ngadi à Beni, l’ancien député provincial Promesse Matofali Yonama a vivement réagi à la détérioration de la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu. Il estime que les autorités doivent prendre des décisions fortes pour mettre fin aux violences qui continuent de frapper les populations civiles.
La nouvelle attaque survenue dans le quartier Ngadi, à Beni, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile du Nord-Kivu. Après la mort de plusieurs civils lors de cette incursion attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), l’ancien député provincial Promesse Matofali Yonama a interpellé les autorités sur l’efficacité du dispositif sécuritaire actuellement en place.
Dans une déclaration rendue publique ce 31 mai 2026, l’ancien élu provincial affirme que les violences répétées enregistrées dans la région démontrent les limites des mécanismes déployés dans le cadre de l’état de siège instauré depuis 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Selon lui, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés, les populations continuent de subir des attaques meurtrières, des enlèvements et des déplacements forcés. Une situation qu’il juge préoccupante au regard des attentes placées dans les autorités sécuritaires.
Promesse Matofali estime notamment que le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant-général Kakule Somo, doit disposer de tous les moyens nécessaires pour accomplir sa mission ou tirer les conséquences des difficultés rencontrées.
« On ne peut pas demander des résultats à une autorité sans lui donner tous les moyens et toutes les compétences nécessaires pour agir », a-t-il déclaré.
À travers cette prise de position, l’ancien député plaide pour une clarification des responsabilités dans la gestion de la sécurité provinciale. Il considère qu’une autorité chargée de répondre à l’insécurité doit également bénéficier d’un pouvoir de décision adapté aux défis auxquels elle est confrontée.
Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement sensible. L’attaque de Ngadi a ravivé les inquiétudes des habitants de Beni, une ville régulièrement confrontée aux violences attribuées aux ADF. Depuis plusieurs années, cette région de l’est de la RDC demeure l’un des principaux foyers d’insécurité du pays malgré les offensives militaires menées contre les groupes armés.
Pour de nombreux observateurs, la question de l’efficacité de l’état de siège continue d’alimenter le débat public. Si certains estiment que cette mesure a permis des avancées dans certaines zones, d’autres soulignent que les populations attendent encore une amélioration significative de leur sécurité au quotidien.
Promesse Matofali insiste ainsi sur la nécessité de replacer la protection des civils au centre des priorités gouvernementales. Selon lui, la lutte contre les groupes armés doit s’accompagner d’actions concrètes capables de restaurer durablement la confiance des populations.
Alors que les familles des victimes de l’attaque de Ngadi sont toujours en deuil et que les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuelles personnes disparues, les appels à des mesures plus efficaces se multiplient dans la région. Les habitants espèrent désormais des réponses concrètes face à une insécurité qui continue de peser lourdement sur leur quotidien.
Par : Delphin ANECO
