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2 juin 2026
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En mission à Bunia, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a appelé la population à abandonner l’automédication face à l’épidémie d’Ebola, tout en annonçant le renforcement des mesures préventives dans les écoles de l’Ituri.

Le gouvernement congolais maintient les établissements scolaires ouverts en Ituri malgré la résurgence de la maladie à virus Ebola. L’annonce a été faite jeudi 28 mai 2026 à Bunia par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, lors d’un point de presse consacré à l’évolution de la situation sanitaire dans la province.

Selon le ministre, aucune fermeture des écoles n’est envisagée à ce stade. Les autorités estiment que les enfants, déjà confrontés aux conséquences de l’insécurité et des crises humanitaires, doivent continuer à bénéficier de leur droit à l’éducation tout en évoluant dans un environnement sécurisé.

Pour réduire les risques de contamination, le gouvernement prévoit le déploiement de dispositifs de lavage des mains dans les écoles, le contrôle systématique de la température ainsi que des campagnes de sensibilisation destinées aux élèves, enseignants et personnels administratifs.

Les équipes sanitaires travaillent également au renforcement des capacités du personnel éducatif afin de faciliter l’identification rapide des cas suspects et l’application correcte des mesures barrières.

Au cours de son intervention, Samuel Roger Kamba a exprimé sa préoccupation face au recours persistant à l’automédication dans certaines communautés affectées par l’épidémie.

« Beaucoup de patients arrivent tardivement dans les structures sanitaires après avoir tenté des traitements à domicile », a-t-il indiqué.

Le ministre a révélé que cinq enfants ont déjà perdu la vie depuis le début de cette nouvelle flambée d’Ebola en Ituri. Il a exhorté les parents à consulter rapidement les centres de santé dès l’apparition des premiers signes de la maladie, notamment la fièvre, les vomissements, les diarrhées ou les maux de tête.

Alors que des cas confirmés ont été signalés dans plusieurs zones de santé, dont celle de Nyankunde, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de dépistage et de sensibilisation communautaire.

Le gouvernement espère ainsi freiner la propagation du virus tout en garantissant la continuité des activités scolaires dans les zones concernées.

Par : Augustin BAFWASENDE

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