
La Coalition C64, regroupant plusieurs figures de l’opposition congolaise, a annoncé des manifestations citoyennes ainsi que des journées « ville morte » à partir du 3 juin 2026 pour protester contre la proposition de loi sur le référendum examinée à l’Assemblée nationale.
Le climat politique reste tendu en République démocratique du Congo autour de la proposition de loi relative au référendum actuellement en examen au Parlement.
Réunis au sein de la Coalition C64, plusieurs leaders de l’opposition ont annoncé mercredi 27 mai 2026 une série d’actions citoyennes et des journées « ville morte » à travers le pays à partir du 3 juin prochain.
Cette annonce intervient après le boycott d’une séance plénière de l’Assemblée nationale par les députés du groupe parlementaire « Ensemble pour la République », proche de l’opposant Moïse Katumbi.
L’opposition accuse la majorité au pouvoir de vouloir utiliser cette initiative législative comme une porte d’entrée vers une éventuelle révision de la Constitution.
Prenant la parole devant ses militants, l’opposant Martin Fayulu a dénoncé ce projet de loi qu’il considère comme une menace contre l’ordre constitutionnel du pays.
Le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) a appelé la population à se mobiliser afin de s’opposer à l’adoption de cette loi référendaire.
« Cette loi référendaire ne doit pas être adoptée. Le 3 juin 2026, nous demandons à la population de rester à la maison pour exprimer son opposition », a déclaré Martin Fayulu.
Le leader de l’opposition a également annoncé que d’autres actions citoyennes seront dévoilées dans les prochains jours afin de maintenir la pression sur les autorités.
Cette mobilisation politique intervient dans un contexte national déjà marqué par des tensions sécuritaires persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo ainsi que par des débats récurrents autour des réformes institutionnelles.
Pendant que l’opposition redoute une réforme constitutionnelle controversée, les proches du pouvoir défendent quant à eux une démarche qu’ils considèrent conforme aux mécanismes démocratiques prévus par les institutions du pays.
À Kinshasa et dans plusieurs grandes villes du pays, des observateurs craignent une montée des tensions politiques et sociales à l’approche des prochaines échéances nationales.
Par : Augustin BAFWASENDE
