
Face à la progression de l’épidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC, le gouvernement congolais annonce des démarches diplomatiques afin de permettre l’accès des équipes sanitaires aux zones sous contrôle de l’AFC/M23 pour une riposte coordonnée.
Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Samuel Kamba, a révélé ce samedi 23 mai 2026 que des contacts diplomatiques sont en cours afin de faciliter l’accès humanitaire et sanitaire dans certaines zones de l’Est de la République démocratique du Congo contrôlées par les rebelles de l’AFC/M23.
Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse conjointe réunissant les autorités sanitaires congolaises, ougandaises ainsi que les responsables d’Africa CDC dans le cadre de la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en RDC.
Selon le ministre, l’objectif poursuivi est de mettre en place une stratégie unique de lutte contre l’épidémie dans toutes les zones affectées, y compris celles échappant au contrôle du gouvernement central.
Roger Kamba a indiqué que les mécanismes de médiation impliquant notamment les partenaires américains et qataris ont déjà été saisis afin de faciliter les discussions autour de l’accès aux zones concernées.
Le ministre a également confirmé avoir adressé une correspondance à la Première ministre pour solliciter la réouverture de l’aéroport international de Goma ainsi que l’accès humanitaire au Sud-Kivu afin de renforcer les opérations de riposte sanitaire.
D’après les autorités sanitaires, les conflits armés, les déplacements massifs des populations ainsi que les difficultés d’accès à certaines localités compliquent considérablement les efforts de surveillance épidémiologique et de prise en charge des malades.
Malgré ce contexte sécuritaire tendu, le gouvernement congolais affirme disposer d’une expérience suffisante dans la gestion des épidémies d’Ebola grâce aux précédentes ripostes menées dans le pays.
Les autorités sanitaires congolaises travaillent actuellement en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Africa CDC pour renforcer la coordination régionale et limiter les risques de propagation de la maladie dans les provinces touchées ainsi que dans les pays voisins.
Cette nouvelle épidémie, liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, continue d’inquiéter les autorités sanitaires internationales en raison de l’absence de vaccin homologué et des difficultés d’accès aux zones affectées par les violences armées.
