
Face à une polémique foncière sur la rive droite de la Tshopo, le président de l’Assemblée provinciale, Mateus Kanga Londimo, a réuni les autorités et services techniques pour éclairer un dossier sensible de lotissement en zone présumée protégée.
Un climat de tension s’est installé ces derniers jours autour d’un projet de lotissement sur la rive droite de la rivière Tshopo, à Kisangani, où des habitants dénoncent une occupation jugée irrégulière d’un espace considéré comme aire protégée.
Face à ces inquiétudes, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a initié une démarche de concertation afin d’examiner la situation de manière approfondie avant toute prise de décision.
Dans cette optique, une réunion élargie s’est tenue ce jeudi 30 avril 2026 dans la salle des séances plénières de l’Assemblée provinciale. Autour de la table figuraient les membres du bureau de l’institution, la commission politique, administrative et juridique, ainsi que les ministres provinciaux en charge de l’Environnement, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Affaires foncières.
Les échanges ont également impliqué plusieurs services techniques, notamment les divisions provinciales de l’Urbanisme, de l’Aménagement du territoire, du Cadastre et des Titres immobiliers, ainsi que les responsables du secteur environnemental. Les directions provinciales de la SNEL et de la REGIDESO ont aussi été associées, en raison de la proximité du site avec leurs infrastructures.
Au centre des discussions, un arrêté de lotissement autorisé le 17 mars 2026 par le gouverneur de province, Paulin Lendongolia Lebabonga, a suscité de nombreuses interrogations. Les services techniques de l’environnement ont en effet alerté sur le fait que la zone concernée serait classée aire protégée, normalement soumise à des restrictions strictes d’occupation.
Ces éléments techniques ont également mis en avant des risques liés à la sécurité des installations publiques voisines, notamment celles de la SNEL et de la REGIDESO, renforçant ainsi les préoccupations déjà exprimées par les populations locales.
Afin de confronter les informations à la réalité du terrain, le président de l’Assemblée provinciale a conduit une descente sur le site concerné avec les différentes parties prenantes. Cette visite a permis d’observer l’état d’avancement des travaux et de mieux comprendre les enjeux liés à ce dossier.
Aucune décision finale n’a encore été annoncée à ce stade. Toutefois, cette démarche de concertation a permis de clarifier plusieurs zones d’ombre et de poser les bases d’une analyse plus approfondie du dossier.
Des échanges supplémentaires avec l’exécutif provincial sont attendus dans les prochains jours afin de statuer sur la suite à donner. Les ministères concernés devront également produire des rapports détaillés sur les constats effectués.
À travers cette initiative, l’Assemblée provinciale de la Tshopo entend réaffirmer son rôle de contrôle et de régulation, en plaçant la protection des espaces naturels et l’intérêt public au centre de ses priorités.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS