
L’initiative de salubrité urbaine portée par les autorités provinciales commence à susciter des adhésions au niveau local, avant même son lancement officiel.
Dans un entretien accordé à Yoka Infos ce lundi 27 avril 2026, le président du Conseil communal de Makiso, Comete Maboko Yoka, a exprimé son soutien au projet de campagne « Kisangani Ville propre », envisagé par le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo.

Cette initiative, encore en phase de préparation, ambitionne de mobiliser la population autour de la salubrité publique et de l’amélioration de l’image de la ville de Kisangani.
Pour Comete Maboko Yoka, cette vision constitue une réponse importante aux problèmes d’insalubrité urbaine qui touchent plusieurs quartiers de la ville. Il estime toutefois que la réussite d’un tel projet dépendra essentiellement de l’engagement des citoyens.
Le responsable communal a ainsi appelé les habitants de la ville de Kisangani, en particulier ceux de Makiso, à adopter des comportements responsables en matière de gestion des déchets, soulignant que la propreté urbaine est avant tout une question de discipline collective.
« La propreté d’une ville commence par la conscience de ses habitants », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’un changement de comportement durable.
Il a par ailleurs rappelé que la commune de Makiso dispose déjà d’un cadre réglementaire local en matière de salubrité publique, adopté en janvier 2026, prévoyant des mesures de sensibilisation et des sanctions contre les actes d’incivisme.
Selon lui, cette base pourrait renforcer l’impact de la future campagne provinciale, une fois officiellement lancée, notamment à travers des actions de terrain et la mobilisation des structures communautaires.
En attendant le lancement officiel du projet annoncé par les autorités provinciales, les acteurs locaux de Kisangani estiment que la réussite de « Ville propre » dépendra moins des discours que de l’implication concrète des ménages, des autorités de proximité et des mécanismes de contrôle qui seront mis en place sur le terrain.
Par : Marthe MWAYUMA
