Tshopo : Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi exige des enquêtes sur la faillite du complexe de Lotokila

En visite institutionnelle à Kisangani, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi a annoncé son intention d’obtenir l’ouverture d’enquêtes sur la gestion du complexe sucrier de Lotokila, aujourd’hui à l’arrêt.
Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi a exprimé, lundi 2 mars 2026, sa détermination à faire toute la lumière sur la situation du complexe sucrier de Lotokila, implanté à plus de 90 kilomètres de Kisangani, dans le territoire d’Isangi.
À l’issue d’un entretien avec le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme une dégradation avancée d’un patrimoine industriel autrefois stratégique pour l’économie provinciale.
Selon lui, la valeur de cette infrastructure, estimée par le passé à plusieurs millions de dollars, s’est considérablement effondrée au fil des années, jusqu’à perdre l’essentiel de sa capacité productive.
« C’est un patrimoine provincial abandonné. Je demanderai des enquêtes et des poursuites contre les responsables de cette dégradation », a-t-il déclaré.
Autrefois pourvoyeur d’emplois et moteur de l’activité économique locale, le complexe de Lotokila est aujourd’hui en cessation d’activités. Les installations, laissées sans maintenance adéquate, présentent des signes visibles de détérioration.
Pour situer les responsabilités, le sénateur n’exclut ni la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire ni la saisine des instances judiciaires compétentes. Il estime que la gestion des biens publics doit répondre à des exigences de rigueur et de redevabilité.
Au cours des échanges institutionnels, d’autres priorités ont également été abordées, notamment l’état des infrastructures routières, l’accès à l’électricité et la relance des entreprises publiques dans la province.
Pour Jean Bamanisa Saïdi, la revitalisation de la Tshopo passe par la protection du patrimoine industriel et le renforcement des mécanismes de contrôle. Une démarche qu’il présente comme indispensable pour restaurer la confiance et encourager un redémarrage durable de l’économie provinciale.
Le dossier du complexe sucrier de Lotokila pourrait ainsi devenir un test majeur de gouvernance et de redevabilité dans la province de la Tshopo.

Journaliste chez YOKA INFOS/Kisangani ville.
