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Tshopo : Ingrid Wimba parmi les 16 finalistes du concours national « Éloquence au féminin »

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Lors d’un point de presse tenu ce mardi 17 mars à Kisangani, Ingrid Wimba a officiellement présenté sa qualification au concours national « Éloquence au féminin » et lancé un appel au soutien des autorités et de la population.

C’est à l’espace La Fontaine, situé en diagonale de l’immeuble 1925 à Kisangani, qu’Ingrid Wimba s’est exprimée ce mardi 17 mars devant la presse boyomaise.

Face aux journalistes, l’étudiante en Master1 à l’Université de Kisangani a détaillé son parcours jusqu’à sa sélection parmi les 16 finalistes du concours national « Éloquence au féminin », une compétition dédiée à la valorisation de la prise de parole féminine en République démocratique du Congo.

Cette rencontre avec les médias visait non seulement à éclairer l’opinion sur le processus de sélection, mais aussi à positionner cette participation comme un enjeu collectif pour la province de la Tshopo.

Ingrid Wimba a rappelé que le concours a suscité un engouement national, avec plus d’un millier de candidatures enregistrées.

« Il fallait soumettre un CV, un portfolio, une lettre de motivation manuscrite ainsi qu’une vidéo d’une minute trente », a-t-elle expliqué.

Après une première phase ayant retenu plusieurs centaines de dossiers, seules 16 candidates ont été sélectionnées à l’issue d’une évaluation basée notamment sur la qualité de l’expression orale.

Pour sa part, la candidate de la Tshopo a choisi de traiter la thématique des violences basées sur le genre, un sujet qu’elle relie aux réalités de l’Est du pays.

« C’était pour moi une opportunité de porter la voix de toutes celles qui se taisent », a-t-elle déclaré.

Seule représentante de la province, Ingrid Wimba entend faire de cette participation une vitrine du potentiel intellectuel et oratoire de Kisangani.

« La Tshopo mérite l’excellence. Elle mérite une représentation au-delà des frontières », a-t-elle affirmé devant la presse.

Au-delà de sa démarche individuelle, la candidate inscrit son engagement dans une dimension collective, affirmant porter la voix de toute une jeunesse souvent peu visible sur la scène nationale.

Profitant de cette tribune médiatique, Ingrid Wimba a lancé un message fort aux autorités provinciales, nationales et à l’ensemble des acteurs publics.

« Très chères autorités, c’est votre fille de la Tshopo qui s’adresse à vous. Ce concours n’est pas qu’un simple concours pour nous. C’est une occasion de porter haut et fort notre talent et nos capacités », a-t-elle déclaré.

Elle a insisté sur la nécessité d’un accompagnement, tant moral qu’institutionnel :

« La jeunesse a besoin de vous. J’ai besoin de vous. Votre regard sera pour moi une source de motivation, un moteur pour aller de l’avant. »

Dans son intervention, elle a également rappelé que plusieurs initiatives similaires ont, par le passé, souffert d’un manque de visibilité et de soutien.

À travers cette participation, Ingrid Wimba ambitionne de mettre en lumière le potentiel souvent méconnu de la Tshopo.

« Ce concours, je le fais pour les femmes de la Tshopo, pour toute la jeunesse de Kisangani et pour la Grande Orientale », a-t-elle souligné.

Elle considère cette étape comme une opportunité de repositionner la province sur la carte nationale des talents, tout en contribuant à changer les perceptions sur la jeunesse boyomaise.

La suite du concours se déroulera à Kinshasa, où les candidates prendront part aux différentes phases finales, notamment les quarts de finale, les demi-finales et la grande finale.

En marge de la compétition, elles bénéficieront également de formations en art oratoire et en prise de parole en public.

À travers son parcours, Ingrid Wimba incarne une jeunesse déterminée qui fait de la parole un instrument de plaidoyer et de transformation sociale. Sa qualification constitue déjà une reconnaissance pour la Tshopo. Reste désormais à mobiliser les énergies autour de cette ambassadrice, afin de faire de cette aventure individuelle une victoire collective.

Par : Abdoul ULAFIA

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