Tshopo : Des leaders communautaires de Waine-Rukula et Bengamisa sensibilisés au Protocole de Maputo

Des sessions de vulgarisation ont permis aux participants de mieux comprendre les droits des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive.
Les 17 et 20 février 2026, les zones de santé de Waine-Rukula (territoire d’Ubundu) et Bengamisa (territoire de Banalia) ont accueilli des sessions de sensibilisation sur le Protocole de Maputo, centrées sur les droits des femmes en santé sexuelle et reproductive. Ces activités, organisées par le GRAPFF, visent à renforcer la connaissance des dispositions légales auprès des communautés locales.
Lors de l’ouverture, le Chargé de programme a.i du GRAPFF a présenté l’organisation et rappelé les objectifs de la session, informer les communautés sur les instruments juridiques ratifiés par la RDC pour protéger les droits des femmes, réduire l’ignorance et favoriser le respect de ces droits.


La facilitation a été assurée par Madame Rosette, Première Substitut du Procureur de la République, qui a détaillé l’historique du protocole et expliqué l’adhésion de la RDC. Elle a insisté sur l’article 14, qui encadre les droits en santé reproductive, rappelant que l’avortement reste interdit en droit congolais, mais que certaines exceptions sont prévues pour protéger la vie et la santé des femmes : viol, inceste ou risque pour la santé de la mère.
Les participants ont été sensibilisés sur l’importance du consentement éclairé et sur le rôle des professionnels de santé qualifiés pour assurer un avortement sécurisé, dans le respect des normes légales.
À Waine-Rukula, le Médecin Chef de Zone a insisté sur la nécessité d’une prise en charge médicale adéquate pour prévenir les complications liées aux avortements clandestins et réduire la mortalité maternelle. Les échanges ont été interactifs, permettant aux participants de poser des questions et de partager leurs expériences.
« Je suis très heureux d’avoir assisté à cette session. C’est important d’apprendre ce qu’on ne connaît pas pour permettre aux autres d’apprendre. Nous allons propager ces messages afin que toutes les femmes connaissent leurs droits d’avorter en sécurité en cas de viol, d’inceste ou de risque pour la santé », a déclaré Adjoka Saidi, participant à la session.
À Bengamisa, le Chef de Secteur a salué l’initiative et encouragé la diffusion des informations au sein de la population. Jean Kabangi, représentant du Chef de secteur, a ajouté :


« La population doit faire circuler ce message partout, même dans les zones les plus éloignées. Les infirmiers et médecins doivent également suivre la formation pour renforcer la prise en charge. Nous allons mettre en pratique ce que nous avons appris. »
À l’issue des sessions, tous les participants ont lu et signé un acte d’engagement, témoignant de leur volonté de relayer les messages sur le Protocole de Maputo dans leurs communautés et de contribuer à la protection des droits des femmes.
Ces initiatives illustrent l’importance de la sensibilisation communautaire pour renforcer la connaissance des droits des femmes et promouvoir l’application des textes légaux relatifs à la santé sexuelle et reproductive en République démocratique du Congo.

Journaliste|PDG du média YOKA INFOS
