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Tshopo : Affrontements à Bafwasende sur fond d’accusations coutumières et de bavures policières

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Deux civils ont perdu la vie et un policier a été grièvement blessé lundi à Bafwasende, dans la province de la Tshopo, à la suite de violents heurts impliquant la population et les forces de l’ordre.

De vives tensions ont secoué ce lundi 16 février 2026 le territoire de Bafwasende, situé à environ 262 kilomètres de Kisangani, dans la province de la Tshopo.

À l’origine des troubles, le décès d’une femme atteinte d’une maladie localement appelée « Mbasu ». Son époux, connu sous les surnoms de « Tremblement » ou « Ebembe », aurait accusé le chef de groupement d’être responsable de l’état de santé de son épouse, l’estimant victime d’un mauvais sort dans un contexte de différend préexistant.

La mort de la dame a exacerbé les tensions au sein de la communauté. Alertées, les autorités territoriales ont dépêché des éléments de la Police nationale congolaise pour contenir la situation.

Selon des sources locales, les forces de l’ordre, initialement engagées dans des tirs de sommation, auraient ensuite fait usage de balles réelles face à une foule jugée hostile. Deux civils auraient été atteints mortellement.

En réaction, des habitants en colère auraient utilisé des armes de calibre 12. Un policier a été grièvement blessé à la jambe et son pronostic vital serait engagé, d’après les premières informations disponibles.

Face à la dégradation du climat sécuritaire, des éléments des Forces armées ont été appelés en renfort pour appuyer la police, en attendant l’implication des autorités provinciales.

Élu du territoire, Justin Bendesana a appelé la population au calme et à la retenue. Il a plaidé pour l’ouverture d’enquêtes afin d’établir les responsabilités, dénonçant des interventions qu’il estime disproportionnées. Il affirme suivre de près l’évolution de la situation et exhorte à privilégier le dialogue pour éviter une escalade.

Dans un contexte régional déjà marqué par des défis sécuritaires persistants, ces violences ravivent les inquiétudes sur la gestion des crises locales et l’usage de la force publique. Le retour à l’accalmie dépendra autant de la maîtrise sécuritaire que de la capacité des autorités à rétablir la confiance au sein de la communauté.

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